Avec ses vocalises mélodieuses et son plumage chatoyant, le chardonneret élégant est recherché dans les régions où la détention d’oiseaux en cage, et l’organisation de concours, reste une tradition bien ancrée. Comme dans le sud-est de la France, notamment au sein de familles originaires du Maghreb où l’on chérit ces passereaux depuis le VIIe siècle. Et dans le Nord, où les mineurs, au XIXe siècle, emmenaient des canaris au fond des mines pour détecter les fuites de monoxyde de carbone. Pour les trafiquants, qui se procurent ces oiseaux dans des élevages ou par braconnage, ce type de commerce est aisé. «Les chardonnerets ne requièrent pas d’expertise particulière pour leur entretien, ni d’avoir de la place: ils passent inaperçus dans de petits appartements», explique Fabrice Gayet, marin à la Direction nationale garde-côtes des douanes et référent sur le trafic de la faune et de la flore.

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