Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Chaque matin vous prenez peut-être les transports en commun pour aller au travail. Eh bien, sachez que leur gestion diffère selon les endroits. En Ile-de-France, la région est responsable de tous les modes de transport sur son territoire et confie leur exploitation à des entreprises (RATP, SNCF, Transdev, Keolis…). Ailleurs, les régions ne supervisent que les transports en train (TER) et en car entre les villes. Et ce sont les agglomérations ou les communautés de communes qui sont compétentes pour le transport urbain (bus, tramways, métros) et font appel à des sociétés chargées du service.

Seul point commun à cette mosaïque ? Nulle part, les voyageurs ne paient le coût réel de leurs déplacements ! «Ils ne financent en moyenne que 28% de leurs trajets», explique l'expert en mobilités Jean Coldefy. Le reste provient essentiellement, pour les transports urbains, d'un impôt payé par les entreprises et calculé sur leur masse salariale. Baptisé «versement mobilité», il vise toutes les sociétés de plus de 10 salariés dans les agglomérations concernées. De son côté, le financement des trains régionaux et des lignes de cars est équilibré grâce aux subventions publiques.

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