
Le jeune attaquant de Chelsea, Cole Palmer, ne s’attendait sans doute pas à croiser la route d’un vignoble prestigieux en tentant de faire valider sa marque personnelle. A seulement 23 ans, le footballeur anglais souhaite déposer «Cold Palmer», surnom hérité de sa célèbre célébration mimant un frisson de froid après ses buts. Une expression qui a rapidement fait le tour des stades et des réseaux sociaux… mais qui refroidit sérieusement Château Palmer, l’un des grands noms du vin de Bordeaux, dont les bouteilles les plus chères sont vendues plus de 900 euros.
Selon le Daily Mail, le domaine viticole s’oppose en effet formellement à cette initiative, invoquant un risque de confusion préjudiciable à ses ventes d’alcool. Et ce n’est pas un simple détail : dans la demande déposée auprès de l’Office britannique de la propriété intellectuelle, «Cold Palmer» pourrait servir à commercialiser des produits dérivés, des vêtements, de la nourriture… mais aussi des boissons alcoolisées. Une perspective qui inquiète Château Palmer, installé depuis plus de deux siècles à Margaux-Cantenac, au cœur du Médoc.
Les autorités britanniques trancheront
Fondé en 1814 par un officier britannique, le domaine viticole jouit d’une réputation internationale. L’idée que le nom de Cole Palmer puisse être associé à une autre marque d’alcool ne passe donc pas. L’organisme public britannique en charge des marques (Gipo) devrait trancher dans les prochains mois pour déterminer si la demande du footballeur peut aboutir, malgré l’opposition du domaine bordelais. Entre terrains de foot et vignobles, cette bataille de noms promet de faire du bruit bien au-delà des stades.


















