Un coup de fil qui revient cher. Dimanche 2 février, alors qu’il attendait son train à la gare de Nantes, David décide de passer un appel téléphonique à sa sœur. Mais petit détail qui va lui coûter : il utilise pour cette communication le haut-parleur de son appareil, comme le relate BFMTV. Le passager est, en effet, rapidement interrompu lors de sa conversation téléphonique par un agent de la SNCF. «Une personne de la sécurité de la SNCF m'a dit que si je ne coupais pas mon haut-parleur, j'allais avoir une amende de 150 euros», explique le passager à nos confrères.

Surpris, David met alors fin à son appel et demande à l’employé s’il s’agit d’une plaisanterie. Une remarque qui n’a visiblement pas été appréciée. «Je crois que la personne était vexée. Elle a sorti son calepin et m'a mis une amende», témoigne le passager qui se voit infliger une amende de 150 euros en raison du bruit provoqué. La contravention s’élèvera même au final à 200 euros, car elle sera majorée, l’homme ne l’a réglant pas sur place. Et pour cause, David conteste fermement cette contravention et a fait appel aux services d’un avocat.

«Le ton est monté entre les agents et le voyageur»

Contactée par Le Parisien, la SNCF livre, elle, une tout autre version des faits. La compagnie ferroviaire affirme que le passager a passé un appel dans «un espace d’attente pour les voyageurs et les clients qui aspirent à rester sereins». «La personne n’a pas souhaité baisser le volume et enlever le haut-parleur alors qu’un agent de la sûreté ferroviaire lui avait demandé à plusieurs reprises», précise la SNCF. «Le ton est monté entre les agents et le voyageur».

La SNCF rappelle ensuite que, selon l’article R2241-18 du Code des transports, «il est interdit à toute personne de faire usage, sans autorisation, d’appareils ou instruments sonores, ou de troubler la tranquillité d’autrui par des bruits ou des tapages» dans «les espaces et véhicules affectés au transport public de voyageurs ou de marchandises». «S’il avait mis de la musique à un volume élevé, cela aurait été la même chose», ajoute la compagnie ferroviaire.