Vous avez sans doute déjà été importuné dans les transports par un usager qui écoute un film, de la musique ou regarde tout simplement une vidéo sans casque sur les oreilles. Selon une étude récente, huit usagers franciliens sur dix affirment avoir déjà été gênés par les incivilités des usagers dans les transports. Or, il y a quelques jours, comme l’avait révélé RMC, un homme expliquait sur LinkedIn avoir été verbalisé pour avoir écouté de la musique trop fort dans un train de la SNCF.

Si son post avait été retiré du réseau social, LCI semble l’avoir retrouvé. Il explique alors qu’il se rendait au travail, qu’il regardait des vidéos sur son téléphone sans ses écouteurs. Il est alors rapidement interpellé par les contrôleurs. «Ils m’ont demandé à la prochaine station de m’acquitter d’une amende de 150 euros, car, selon eux, le son un peu fort est la deuxième plus grande cause de désagrément dans les transports», raconte-t-il. Mais Lakhdar refuse de payer.

Ne pas déranger les autres voyageur

Sur le récépissé qu’avait pu consulter RMC, il était indiqué «usage instrument sonore» comme motif de verbalisation. En refusant de payer les 150 euros de l’amende, cette dernière a donc été majorée à 200 euros. Mais que dit réellement la loi ? En réalité, aucune loi n’interdit le visionnage d’une vidéo dans les transports en commun. Toutefois, un voyageur qui dérange la tranquillité des voyageurs s’expose à une amende.

«Dans les espaces et véhicules affectés au transport public de voyageurs ou de marchandises, il est interdit à toute personne de faire usage, sans autorisation, d'appareils ou instruments sonores, ou de troubler la tranquillité d'autrui par des bruits ou des tapages», est-il précisé dans le Code des transports. Aucune sanction n’est automatique, mais elle peut être décidée par les contrôleurs et il existe cinq classes de contraventions.

De 135 à 750 euros d’amende

Comme l’explique à LCI l’avocat au barreau de Paris, au cabinet JDB Avocats, Joseph Suissa, «cela va de 135 euros à 750 euros. Là c’est la quatrième classe. On peut contester l’infraction et la contravention devant le tribunal de police», rappelle-t-il. Si cette histoire a fait grand bruit ces derniers jours, ce n’est pas une première. Un usager a déjà écopé en 2025 de 200 euros d’amende pour usage d’un haut-parleur en gare de Nantes. Plus ubuesque peut-être : une passagère a écopé de 110 euros d’amende. La cause ? Les miaulements de son chat lors d’un trajet entre Paris et Vannes.