Peu après le décollage depuis Lyon Saint-Exupéry à destination de Porto vendredi 22 août au soir, un passager est devenu incontrôlable, rapporte BFMTV. Il a été «pris de bouffées délirantes» et a «tenté de s'introduire dans le cockpit», a expliqué la compagnie EasyJet à la police. Rapidement maîtrisé par d'autres passagers, l'homme de 26 ans a été retenu jusqu'au retour à l'aéroport. Inconnu des services de police, il a été placé en garde à vue puis hospitalisé. Les examens médicaux ont confirmé que le passager souffrait du mal de l'air. L'avion n'a finalement repris sa route vers Porto que plus tard dans la soirée, avec plus de cinq heures de retard.

Ce type d’incident n'est pas isolé et il n'est pas rare que la sécurité aérienne soit mise à l'épreuve par des situations à risque. Lors d'un vol en 2024, un steward a porté plainte contre Air France pour des blessures involontaires liées au «syndrome aérotoxique» après avoir fait trois malaises. Toujours en 2024, un conflit avait éclaté à bord d’un Airbus A330 de la compagnie SriLankan Airlines, reliant Sydney à Colombo. Après une pause toilette de sa copilote, le commandant de bord avait refusé qu'elle réintègre le cockpit.

Quand le cockpit devient une zone à risque

Plus récemment, au début du mois, un commandant de bord d'EasyJet a été suspendu de ses fonctions après avoir été repéré ivre dans un hôtel cinq étoiles du Cap-Vert par plusieurs passagers, avant de se balader entièrement nu dans le complexe hôtelier. Le 14 août, un pilote de la compagnie américaine Southwest Airlines avait été arrêté par la police juste avant le décollage, alors qu'il s’apprêtait à prendre les commandes d’un vol à l'aéroport de Savannah, en Géorgie, en état d'ébriété.

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