Une affaire quelque peu cocasse. Alors qu’un litige opposait une hôtesse de l’air qui ne voulait plus prendre l’avion à la compagnie aérienne British Airways, le tribunal de Reading, au Royaume-Uni, a estimé que cette dernière n’avait pas fait suffisamment d’efforts pour lui trouver un poste adapté à son état de santé, rapporte le Daily Mail. Dans les faits, Jennifer Clifford a vu sa vie professionnelle basculer lors du confinement en 2020. Durant cette période, elle traverse une période de dépression et développe dans le même temps un syndrome d’anxiété. Un état qui l’empêche alors de reprendre son poste.

L’agent de bord manifeste alors une peur panique de l’avion. Un constat étonnant après 40 ans de carrière dans les airs. British Airways lui propose d’abord un nouveau poste en l’affectant au sol. Mais la compagnie aérienne britannique finit par déclarer Jennifer Clifford inapte, et la licencie en 2022. Celle-ci estime avoir été discriminée en raison de son handicap et accuse son manager d’avoir «minimisé» la gravité de ses symptômes. «Si vous n’êtes pas heureuse chez nous, partez !», aurait-il rétorqué. C’est pourquoi elle avait saisi la justice.

L’hôtesse de l’air sera indemnisée par British Airways

Prenant en compte la carrière de Jennifer Clifford au sein de la compagnie, la juge Emma Hawksworth a expliqué «qu’un employeur raisonnable lui aurait accordé un retour progressif plus long et plus adapté et aurait, conformément à sa politique, envisagé un redéploiement vers un poste sur le terrain avant de décider de la licencier». Elle saura très rapidement à quelle hauteur elle pourra être indemnisée par British Airways.

Au mois de mars dernier, une autre hôtesse de l'air d'Alaska Airlines avait été licenciée pour avoir publié une vidéo où elle «twerke» dans un avion vide. Elle avait filmé cette chorégraphie de 20 secondes pour célébrer la fin de sa période d'essai. La compagnie a jugé qu'elle avait violé la politique de l’entreprise en matière de médias sociaux.