
L’idée d’une surtaxe sur les grandes entreprises est difficile à digérer pour de nombreux patrons. Alexandre Bompard, directeur général de Carrefour en fait partie. Invité mercredi 18 février sur le plateau du JT de 20 heures de France 2, le patron de l’enseigne de supermarchés s’est vivement prononcé contre cette mesure, qu’il a qualifiée de «taxe de trop». Pour lui, cette mesure est un simple calcul du gouvernement, pour trouver où générer des recettes. «On s’est dit qu’il n’y a quand même personne qui va descendre dans la rue pour la feuille des impôts des grandes sociétés» résume non sans ironie le dirigeant de Carrefour. Mais pour lui, cette mesure demeure «une erreur économique majeure».
Selon lui, cette surtaxe est un plomb dans l’aile de sociétés «qui innovent le plus», «qui créent le plus d’emplois», et «qui sont le plus sur les marchés internationaux». En surtaxant de manière permanente les sociétés, et en faisant sortir le pays de la moyenne européenne du taux de taxe sur les entreprises, le pays prend un risque stratégique pour le patron de Carrefour. «Au moment où elles choisissent leurs investissements, où elles décident où innover, elles choisiront d’autres endroits que la France», prévient Alexandre Bompard.
Une mesure aux effets durables
Alexandre Bompard se montre aussi très critique des revirements politiques d’Emmanuel Macron. En premier lieu, il pointe du doigt le fait que la surtaxe sur les sociétés devait à l’origine être temporaire et durer un à deux ans. Désormais, avec le budget 2026, cette taxe est permanente, et fait donc sortir la France de dix points de la moyenne européenne.
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Un choix qui est un revirement complet d’Emmanuel Macron en comparaison de son début de premier mandat. À l’époque, le président français souhaitait en effet ramener la France dans la moyenne européenne de la fiscalité sur les entreprises alors qu’elle se trouvait bien au-dessus, pour aider à retrouver une compétitivité des entreprises françaises. Pour le patron de Carrefour, ce nouveau choix de ressortir des moyennes européennes aura des conséquences directes sur l’attractivité du pays, et sur l’ensemble du tissu économique français.



















