
En janvier 2022, une femme espagnole a donné naissance à un bébé. Mère célibataire, elle avait alors fait la demande d’un congé parental supplémentaire afin de s’occuper de sa petite fille. Elle expliquait alors que n’ayant pas de conjoint, il était légitime qu’elle ait droit à un congé dont il aurait dû bénéficier s'il était là. Sollicitant les services sociaux et les tribunaux à cette fin, elle avait été déboutée de sa demande, rapporte The Guardian, le 20 janvier 2025. Ni une, ni deux, la maman solo avait décidé de faire appel auprès du tribunal supérieur de justice de sa région.
Le tribunal de grande instance de la Murcie a rendu sa décision la semaine dernière. Il s’est prononcé en faveur de la plaignante. Pour statuer, la juridiction s’est appuyée sur un arrêt de la Cour constitutionnelle espagnole de novembre 2024 qui affirmait alors que les enfants nés dans une famille monoparentale ne peuvent en aucun cas être discriminés par rapport à ceux nés dans une famille avec deux parents. Une nouvelle fois, la mère célibataire avait argué que les droits de sa fille «n’avaient pas été reconnus à sa naissance». Et d’ajouter : «Pour moi, ma fille était victime de discrimination.»
Les mères célibataires ont droit à 32 semaines de congés parentaux
Ainsi, la cour a décidé que la plaignante avait bien droit, au total, à 32 semaines de congé parental. La haute juridiction estime qu’elle doit bénéficier des 16 semaines légales, auxquelles on ajoute les 16 semaines supplémentaires qui auraient été prises par un potentiel partenaire. Reste à savoir comment la maman solo va obtenir réparation, puisque sa fille a désormais trois ans.
Elle a d’ailleurs fait remarquer, en sortant du tribunal, que «tout le temps où ma fille avait besoin des soins auxquels elle avait droit est révolu, et la décision ne peut pas le lui rendre». Pour autant, elle s’est dit très heureuse que les droits de son enfant aient été reconnus. Elle espère que cette décision fera foi pour l'ensemble des futures mères célibataires.


















