
Les naissances ont été moins nombreuses que les décès en France en 2025, constate l’Insee dans un rapport publié le 13 janvier 2026. C’est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale qu’on observe ce phénomène. Il faut dire que le nombre de naissances est en baisse chaque année. En 2025, 645.000 enfants sont nés, contre 660.000 en 2024 (-2,1%). On estime que cette baisse est de 24% par rapport à 2010. Mais comment expliquer cette baisse de la natalité ? Cela se calcule avec l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), soit le nombre d’enfants moyen par femme. Il était de 1,56 en 2025, contre 1,61 en 2024. La dernière fois que ce niveau a été atteint était en 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale.
Il faut aussi dire que le nombre de décès est en hausse de 1,5% en 2025 par rapport à 2024. «Cette augmentation est notamment liée à l’épidémie de grippe hivernale, qui a été particulièrement meurtrière en début d’année», explique l’Insee. L’espérance de vie reste en hausse en France, à 85,9 ans pour les femmes et 80,3 ans pour les hommes, soit plus que la moyenne européenne. À cette échelle, les dernières données datent de 2024. L’espérance de vie s’établissait alors à 84,4 ans pour les femmes en moyenne dans l’Union européenne, contre 85,8 ans en France, et à 79,2 ans pour les hommes (moyenne dans l’UE), contre 80,2 ans pour les hommes.
La population en hausse
Pourtant, on note que la population française reste en hausse. Au 1er janvier 2026, elle est de 69,1 millions de personnes, dont 66,8 millions en Hexagone et 2,3 millions dans les départements d’outre-mer. Cela correspond à une hausse de 0,25% par rapport au début de l’année 2025. Une telle hausse alors que les décès étaient plus nombreux que les naissances s’explique par le solde migratoire. En 2025, il s’établit provisoirement à 176.000 personnes.



















