La journée du 2 octobre prochain sera-t-elle marquée par une forte mobilisation ? Reçue par le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu ce mercredi, l’intersyndicale est ressortie semble-t-il, déçue de son entrevue avec le Premier ministre. «Occasion manquée» pour la CFDT, rupture qui «ne peut pas être seulement des mots», a tancé la CGT… Les organisations patronales ont immédiatement appelé à une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 2 octobre. Le 18 septembre dernier, «plus d'un million» de manifestants étaient dans les rues du pays selon les syndicats, 500 000 selon la police.

Dans les transports, la situation avait été très perturbée à la SNCF et à la RATP en région parisienne, mais beaucoup moins du côté des TGV. Toutefois, la situation pourrait être bien plus tendue le 2 octobre prochain, à en croire BFMTV. En effet, les quatre syndicats majoritaires de la société ferroviaire semblent faire bloc. Dans un tract commun, la CGT Cheminots, l’Unsa ferroviaire, Sud Rail et la CFDT Cheminots «appellent à se mobiliser massivement».

«Le moment de taper très fort»

D’après nos confrères, les revendications sont catégorielles, puisque les syndicats réclament des «ruptures du côté de la SNCF» et «une augmentation générale des salaires et des primes de travail». Les syndicats remettent également en cause «l’austérité (qui est) devenue la règle» dans l’entreprise ainsi qu’une certaine menace envers «les droits et garanties collectives des cheminots par l'ouverture à la concurrence et l'éclatement de l'entreprise».

Toujours selon les syndicats, le pouvoir et le gouvernement «n’ont jamais été aussi fragiles» et la seule solution pour «améliorer (leur)quotidien» est «la rupture». Interrogé par BFMTV, le secrétaire fédéral de Sud Rail va même plus loin : «C'est le moment de taper très fort, on a des revanches à prendre.» Les organisations demandent aux salariés d’être nombreux le 2 octobre «dans les manifestations et les assemblées générales».