C’est le début de la chute pour Air Antilles. Selon Le Parisien, la situation économique de la compagnie aérienne s’est brutalement dégradée. Lundi 2 janvier, le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a placé la compagnie aérienne en redressement judiciaire. Cette mesure est assortie d’une période d’observation de six mois, en raison d’une trésorerie «particulièrement dégradée».

Pour l’heure, les avions de la compagnie sont donc cloués au sol, sur décision de la Direction générale de l’aviation civile, après que le tribunal a fixé provisoirement la date de cessation de paiements au 9 décembre dernier. D’après le tribunal, la société n’est actuellement pas en capacité de faire face à un passif exigible, et se trouve dans une situation qui la rend incapable de régler les salaires du mois de décembre 2025. La compagnie avait déclaré sa cessation des paiements le 16 janvier.

Une compagnie fragilisée

La compagnie Air Antilles est détenue aujourd’hui prioritairement par la collectivité de Saint-Martin. Pour l’accompagner dans sa gestion, le tribunal a demandé à la SELARL AJAssociés de prendre le rôle de son administrateur judiciaire, et à la SCP BR Associés de devenir son mandataire judiciaire.

En dehors de ses difficultés financières, la DGAC, l’autorité aéronautique, a aussi noté des «défaillances très significatives» de sécurité. Selon elle, la compagnie en décembre n’était déjà plus en capacité d’assurer la sécurité de ses passagers et de ses personnels. La direction de la compagnie conteste ce constat, qui a participé à immobiliser ses avions. Désormais en période d’observation, le tribunal va désormais évaluer si la compagnie peut se redresser. Pour rappel, Air Antilles est une compagnie spécialisée dans la liaison entre les îles de la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.