Dans un courrier daté du 16 janvier 2026, Louis Mussington, le président du conseil d’administration de la compagnie aérienne, a annoncé à ses salariés avoir déclaré la cessation de paiements de l’entreprise. Air Antilles, qui dessert les îles françaises de la région, a déposé une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, en raison de graves difficultés financières. «Il appartiendra au tribunal de nous accorder la possibilité de redresser la compagnie, ou de se prononcer sur une liquidation», a assuré celui qui est également président de la collectivité de Saint-Martin.

Louis Mussington a souhaité faire preuve de «transparence, respect et responsabilité» face à une situation devenue, selon ses termes, intenable sur le plan financier. Il a ainsi salué «le professionnalisme et la solidarité» des équipes, soulignant une mobilisation «constante et exemplaire» dans un contexte difficile.

Les difficultés se sont accélérées dès début décembre 2025

En 2025, Air Antilles avait transporté plus de 121 000 passagers et réalisé un chiffre d’affaires de quelque 18 millions d’euros. Pourtant, «la caisse est vide», a affirmé Louis Mussington : «Nous n’avons pas les moyens financiers de faire face à nos charges».

Depuis le 8 décembre, les avions de la compagnie étaient cloués au sol par le gendarme de la sécurité aérienne, qui a pointé des «défaillances très significatives» en matière de sécurité, ce qui avait été contesté par Air Antilles. Dès le lendemain, Air Antilles avait vu sa Licence de Transport Aérien (LTA) être suspendue. Des suspensions temporaires faisant suite à un audit mené entre les 2 et 4 décembre.

Désormais, le dirigeant de la compagnie aérienne doit déclarer la situation au tribunal - sous 45 jours. Cela peut mener à une procédure de redressement judiciaire ou une liquidation judiciaire, si l’entreprise est irrécupérable.