En 2050, il ne sera plus possible de bétonner de nouvelles surfaces pour construire des logements. La loi Climat et résilience, votée en 2021, a en effet acté la politique de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols. Cette décision se décline en deux échéances écologiques. D’abord, diviser par deux les surfaces bétonnées (et donc, pour simplifier, retirées à la nature et à l’agriculture) entre la décennie 2011-2021 et la décennie 2021-2031. Ensuite, dès 2050, le solde d’artificialisation nette des sols devra être neutre. En clair, pas de nouvelles constructions autorisées si l’on ne recycle pas des sols déjà bétonnés, ou à défaut, si l’on ne rend pas à la nature une surface équivalente.

Reste à savoir comment articuler cette loi, difficile à faire appliquer équitablement entre les plus de 36.000 communes françaises. La plupart auront en effet inévitablement des besoins de constructions, de rénovation, ou de développement dans les prochaines décennies. De multiples projets de construction sur le plan local pourraient être alors entravés. C’est justement pour répartir cette contrainte le plus justement possible entre les territoires que les sénateurs sont en train de voter ce mardi 14 mars une proposition de loi visant à aménager cette politique. Valérie Létard (Union centriste), vice-présidente du Sénat et l’une des architectes du texte, nous en décrit les enjeux.

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