
L’offensive de Donald Trump sur les droits de douane a provoqué un krach de la Bourse de Paris, suivi d’un net rebond du marché actions. Le CAC 40, «c'est un peu comme un boxeur qui encaisse, titube, mais refuse de tomber», relève James D. Touati (dit Le Loup de Zurich), consultant, formateur, trader et président-fondateur de The Nest, interrogé par Capital. Il naviguait vendredi soir dernier autour de 7 740 points, après une dégringolade façon toboggan entre début avril et mai : -18% en 35 jours, du sommet à 8 257 points jusqu'au plongeon à 6 768 points. «Ambiance krach (ou crash) test, merci Donald Trump !», ironise le financier.
Le 9 avril, Donald Trump nous fait une de ses pirouettes dont il a le secret, assène des droits de douane, se fend d'un tweet… Et là, «c'est la foire d'empoigne sur la Bourse. Les marchés actions partent en vrille, certains crient au délit d'initié… Bienvenue à Wall Street, version cirque romain», ajoute l’expert. Dans la foulée, la Fed joue les trouble-fête avec un discours anxiogène, histoire de rajouter une louche de stress. En Bourse, les banques et l'automobile «se font découper façon sashimi, pendant que les investisseurs fuient ces valeurs comme la peste. Mais attention, la Bourse de Paris n'est pas moribonde ! Airbus sort un bon chiffre, deux ou trois rumeurs d'accords sur les droits de douane, et hop, le CAC 40 tente un rebond», note James D. Touati, pour qui le marché actions «est comme un chat : il retombe (presque) toujours sur ses pattes».
Le CAC 40 à 9 000 ou 10 000 points fin 2025 ?
Dans le contexte de marché actuel, très incertain, quelles sont les perspectives d'avenir du CAC 40 ? Les analystes voient la vie en rose. «Enfin, pour ceux qui n'ont pas vendu au plus bas !», ironise Le Loup de Zurich. Selon un scénario central (optimiste), si tout va bien, 2025-2026 pourrait rimer avec reprise. Les moteurs ? «Luxe, technologie, énergie, et une Banque centrale européenne (BCE) qui fait du soft landing monétaire (un cycle de baisse des taux directeurs, NDLR)», indique Le Loup de Zurich.
Selon ce scénario rose, le CAC 40 pourrait poursuivre son rally et finir par flirter avec 9 000 points, voire 10 000 points fin 2025, sur fond de catalyseurs positifs : croissance économique molle mais stable, innovations, et quelques accords sur les droits de douane en guise de cerise sur le gâteau.
Le CAC 40 pourrait connaître un nouveau krach et chuter à 6 000 points ou pire, selon un scénario catastrophe
Mais alors, quel serait le scénario noir pour le CAC 40 ? L’indice actions risquerait de rechuter de façon marquée «en cas de guerre commerciale qui s'enlise (surveillez le trio Etats-Unis / Europe / Chine, triangle des Bermudes du business), en cas de remontée marquée des taux directeurs des Banques centrales (pour calmer l'inflation), en cas de récession mondiale ou encore en cas de crise géopolitique (Ukraine, Moyen-Orient, Taiwan…) ou de résultats très décevants dans des secteurs clés (banques, automobile, luxe)», avertit Le Loup de Zurich.
Dans ce cas de figure très défavorable, le CAC 40 pourrait subir un krach et aller revisiter les 6 000 points, voire pire. Les valeurs cycliques et les celles exposées à l'international seraient alors les premières à trinquer. «Comme je dis toujours : quand tout le monde panique, c'est là que les vrais traders se lèvent… ou se couchent tôt», ironise James D. Touati. Ces derniers temps, «le CAC 40 a vacillé comme un boxeur groggy… Les secteurs exposés à l'international, comme l'automobile et les banques, ont pris cher. Les investisseurs fuient ces actions comme la peste», relève Le Loup de Zurich.

Le CAC 40 «est sur un fil, entre espoirs de reprise et risque de nouveau krach en Bourse»
Le CAC 40 est à l’image d’un animal imprévisible : «tantôt lion, tantôt chat mouillé», compare Le Loup de Zurich, pour qui la Bourse de Paris est sur le fil du rasoir, «entre espoir de reprise et risque de nouveau krach brutal». Le mot d'ordre ? Discipline, gestion du risque, et ne jamais oublier : «Les graphiques (l’analyse technique) ne mentent jamais !». Le consultant recommande aux investisseurs en actions de rester zen, de garder des stops de protection (ordres de vente automatiques coupe-perte) serrés, et de garder en mémoire qu’en Bourse, le plus dur, ce n'est pas de gagner, c'est de ne pas rendre tous ses gains !
Les lecteurs de Momentum, la lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse, ont été prévenus à temps, fin mars et début avril, du risque de krach sur le CAC 40. Notre équipe leur a par la suite suggéré d’acheter des actions du CAC 40 dans le creux de la vague (à proximité immédiate des points bas des 12 derniers mois). Et, plus récemment (le 23 avril), l’analyse technique du CAC 40 nous a permis d'identifier des chances accrues de prolongement du mouvement haussier initié le 8 avril. Achetez et vendez le CAC 40 et les actions en Bourse à de bons timings avec Momentum. En cliquant sur le lien qui précède et en faisant le choix d’un abonnement annuel, 5 mois sont offerts.




















