Elles sont au cœur du paradoxe breton : véritable nuisance liée à l'agriculture intensive quand les marées vertes recouvrent les plages, les algues constituent une ressource précieuse dont on n'a pas fini de recenser les atouts pour l'économie tant locale que nationale. En 2020, selon le ministère de l’Agriculture, les 194 entreprises de la filière ont produit 343,3 tonnes d’algues et cyanobactéries, comme la spiruline, pour un chiffre d’affaires de 8,2 millions d’euros. Ce qui fait de la France, et surtout de la Bretagne, le principal producteur d'algues de l’Union européenne, grâce à la qualité de ses eaux, la configuration et la longueur de son littoral. Mais le potentiel de cette matière première se révèle surtout en aval avec l’émergence de TPE et PME qui se mettent au service de l’alimentation humaine ou animale, quand elles n’en extraient pas des composants destinés aux secteurs cosmétiques et pharmaceutiques ou ne créent pas leurs propres marques.

Les ormeaux de France Haliotis au menu des grands chefs

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