L’avenir s’annonce-t-il plus radieux du côté de la Fonderie de Bretagne (FDB) ? Le fabricant et fournisseur de pièces en fonte pour l’automobile, principalement pour Renault, est actuellement en redressement judiciaire. Reprise par le constructeur français en 2009, la FDB avait finalement été revendue à la société allemande Callista en 2022 alors que son activité dépendait toujours à 95% de Renault. Sauf que fin 2024, «Renault Group avait pris la décision de ne pas valider les termes du projet d’accord proposé par le repreneur potentiel Private Assets, avec le soutien de l’État», déplorait la Fonderie de Bretagne.

Plus de 300 salariés sur le carreau dans l’usine bretonne et le risque d’une fermeture très proche. Mais les choses pourraient évoluer, comme l’a appris France 3 Bretagne. Dans un communiqué publié mardi 4 mars, la direction du groupe assure avoir reçu «deux offres de reprises». Si l’une des deux offres est décrite comme «une lettre d’intention» par une société «qui souhaite rester anonyme à ce stade», l’autre est plus précise. Elle est portée par Europlasma, un groupe spécialisé dans la Défense et l’environnement grâce à ses solutions de destruction à très haute température de déchets dangereux.

Un CSE extraordinaire prévu mercredi 5 mars

De quoi redonner de l’espoir aux salariés ? Un CSE exceptionnel, prévu le 6 mars, doit finalement se tenir ce mercredi 5 mars à 14h30 à Caudan dans le Morbihan. Mais les syndicats préfèrent rester prudents et attendre ce CSE extraordinaire. «Nous n'avons pas reçu le contenu précis de la première offre et pour le second repreneur il ne s'agit que d'une lettre d'intention», explique à nos confrères Maël Le Goff, délégué CGT.

L’année dernière, Renault avait refusé de s’engager sur un volume de commandes pour l’année à venir, débouchant sur un échec des négociations avec un ancien potentiel repreneur, le fonds d'investissement, Private Assets. Et la FDB avait été placée en redressement judiciaire fin janvier. Le ministre chargé de l'Industrie et de l'Energie, Marc Ferracci, avait reconnu que Renault avait «refusé de faire le dernier pas».

La situation de la Fonderie doit être réexaminée le 12 mars prochain par le tribunal de commerce de Rennes. La direction avait martelé que la seule solution était «un plan de cession et de l'identification d'un repreneur potentiel intéressé par l'outil industriel performant».