
La Bourse de Paris marque une pause après avoir atteint des records en début de semaine. Le CAC 40 perdait vers 9h30 (heure locale) 0,25% à 8 292,35 points. La veille, il avait terminé en petite baisse de 0,21%, soit une perte de 17,85 points, pour s'établir à 8 313,12 points. L'indice parisien marque une pause, après avoir atteint de nouveaux records cette semaine. Jeudi, le CAC 40 était déjà largement resté à l'écart de la hausse des cours en Europe et aux Etats-Unis, après les résultats solides du géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC. Paris est moins exposée à ce secteur que d'autres Bourses.
La séance s'annonce pauvre en événements, à l'exception de quelques indicateurs. «Les investisseurs tentent de trouver un équilibre, entre tensions géopolitiques, évolution des anticipations monétaires et début des résultats des entreprises», relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. Vers 9h30, le taux d'intérêt à échéance dix ans en Allemagne, référence en Europe, a atteint 2,82%, contre 2,81% la veille en clôture. Son équivalent français était à 3,50%, contre 3,49% précédemment.
Le pétrole recule sur fond de tensions en Iran
Aux Etats-Unis, les marchés attendent dans l'après-midi les chiffres de la production industrielle pour le mois de décembre. Ils donneront un nouvel indice de la dynamique de l'activité dans la première économie mondiale, essentielle pour anticiper les prochaines évolutions de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Autre point d'attention des investisseurs : l'évolution de la situation géopolitique.
Des propos conciliants de Donald Trump sur l'Iran ont semblé éloigner jeudi la perspective d'une intervention américaine face à la répression des manifestations dans le pays, ce qui a fait nettement reculer les prix du pétrole. Sur le Vieux continent, Copenhague a obtenu jeudi l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump, qui a fait savoir que ce déploiement n'avait «aucun impact» sur son «objectif».
Contrat canadien pour Alstom
Alstom va fournir 70 rames de six voitures chacune au métro de Toronto, un contrat de 2,3 milliards de dollars canadiens (environ 1,4 milliard d'euros), a annoncé le groupe français jeudi. Ces rames seront conçues et développées au Canada et assemblées à Thunder Bay (Ontario), créant ainsi 945 emplois directs dans le pays. Le contrat, conclu avec la Commission des transports de Toronto, inclut des options allant jusqu'à 150 rames supplémentaires. Après cette annonce, le groupe prenait 0,46% à 26,24 euros à Paris, après avoir bondi de plus de 1% dans les premiers échanges.













