
Carrefour enregistre la plus forte chute du CAC 40 jeudi 26 juin. En milieu d’après-midi, le titre perd 8,6% à 11,65 euros. En cause : une note défavorable de JPMorgan, relayée par BFM Bourse. Dans ce document publié à quelques semaines des résultats semestriels, attendus le 24 juillet, la banque américaine abaisse son objectif de cours à 9 euros, contre 10 précédemment, et maintient sa recommandation à « sous-pondérer », l’équivalent d’un conseil de vente.
Mais surtout, l’établissement place Carrefour sous « surveillance négative », anticipant un possible signal défavorable dans les prochaines semaines. JPMorgan s’inquiète d’une dégradation de la rentabilité dans les trois zones clés du groupe : France, Europe et Amérique latine. Selon elle, le résultat opérationnel courant pourrait chuter de plus de 11 % au premier semestre, en raison notamment de coûts liés aux rachats de Cora et Match.
Une stratégie remise en question
La banque pointe également des dynamiques sous-jacentes « moins saines » qu’il n’y paraît. Elle note que la progression des parts de marché est principalement liée à des acquisitions, et non à une croissance organique. Le risque d’une guerre des prix, notamment avec Leclerc, est également évoqué, renforçant les incertitudes autour des performances à venir.
Carrefour, de son côté, conteste l’analyse. Le groupe juge ces prévisions excessivement pessimistes et déconnectées de ses propres objectifs, confirmés en avril. Mais les doutes persistent : selon le cabinet Alphavalue, Carrefour fait face à des risques à court terme, en particulier en France, en Pologne et en Italie. La réorientation stratégique vers l’Amérique latine pourrait bientôt devenir un sujet central.


















