En fin de semaine, c’est toujours le même ballet aux péages de Salbris et de La ­Ferté-Saint-Aubin, sur l’autoroute A 71. Débarquant des beaux quartiers de Paris, des dizaines de SUV de luxe au coffre garni de fusils passent la barrière pour rejoindre les 500 000 hectares de forêt de la Sologne. Ce territoire, à cheval sur les départements du Cher, du Loiret, et du Loir-et-Cher, est le terrain de jeu privilégié des chasseurs fortunés. Il faut dire qu’ici, les forêts – à 90% privées – valent près de 20 000 euros l’hectare, soit dix fois plus que les terres agricoles de la Beauce.

Le prix de la discrétion absolue, recherchée par ces gâchettes en or, adeptes du tir au canard ou au sanglier. «Cette région, c’est Saint-Tropez, mais sans les paparazzi. Comme les Solognots sont des taiseux, rien ne sort jamais de ces forêts !» plaisante Jean-Baptiste ­Forray, journaliste et auteur du livre Les Nouveaux Seigneurs (éditions Les Arènes).

>> Retrouvez en images les superbes propriétés des patrons chasseurs en Sologne

4 000 kilomètres de grillage de deux mètres de haut autour des propriétés

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