Charly Gaillard est un homme de réseaux. Club Bootstrap, Centre des jeunes dirigeants d’entreprise, Citizen Entrepreneurs et Institut du mentorat entrepreneurial : voilà ceux que cet entrepreneur de 36 ans a choisi de fréquenter assidûment. Conférences, réunions, soirées, voyages… Ces moments de networking sont chronophages, mais, pour le fondateur de la plateforme de recrutement Beager, difficile de s’en passer. «Seul associé, je décide plus vite mais ma solitude me fait courir le risque de me tromper et de passer à côté d’opportunités. Faire partie de ces réseaux me permet d’avoir des retours sur mes choix, de me challenger et de prendre du recul. J’ai besoin de cette émulation positive.»

Comme Charly Gaillard, managers et entrepreneurs sont de plus en plus nombreux à écumer les clubs et autres lieux de rencontres pros. Certes, tout ceci est vieux comme le monde mais, depuis quelques années, nombre de nouveaux dispositifs relativement ouverts ont vu le jour, pour démocratiser davantage le réseautage «physique». Plus besoin d’être un homme politique en vue ou un patron du CAC 40 pour intégrer un cercle d’influence. «Suivant l’exemple du monde anglo-saxon, les 25-40 ans épousent plus volontiers que leurs aînés cette logique de club. Et ils s’y comportent de manière plus cash, n’hésitant pas à se tutoyer et à parler ouvertement d’argent par exemple, comme on le fait aux Etats-Unis», observe Alain Marty, fondateur du Wine & Business Club et auteur de Réseaux d’influence. Le guide du networking en France (éditions du Rocher, 2023).

La typologie de réseaux est également plus diversifiée qu’il y a dix ans. Aux associations d’anciens d’écoles de commerce, clubs sportifs et organisations professionnelles se sont ajoutés des incubateurs pour entrepreneurs ou des plateformes de coworking, mélangeant indépendants et créatifs. «Lors d’événements ouverts à des intervenants extérieurs, les participants enrichissent leur carnet d’adresses, résume la coach spécialiste du networking Isabelle Sthémer. Ils vont continuer à se voir après, s’entraider et, pourquoi pas, développer du business ensemble.»

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