Le 21 juin dernier, le tribunal de commerce de Nanterre a désigné le groupe La Boucherie pour tenter de sauver Courtepaille, mis en redressement judiciaire et vendu par son propriétaire, le fonds d’investissement TDR, détendeur de Napaqaro (Buffalo Grill). Un énième coup dur pour la plus ancienne chaîne de restaurants française, en difficulté depuis des années. Montant du rachat? 300.000 euros pour la marque et les restaurants en propre. Son repreneur est une société familiale implantée à Saint-Barthélemy-d’Anjou, près d’Angers (49).

Possédant six enseignes spécialisées dans la viande (La Boucherie, Bistrot du Boucher, Constant…), elle est constituée d’un réseau de 253 restaurants, principalement en franchise, et qui réalise 160 millions d’euros de chiffre d’affaires. Son directeur général délégué en est convaincu: on peut sauver le soldat Courtepaille!

Courtepaille vit son second redressement judiciaire en moins de trois ans. Cette enseigne a-t-elle encore un avenir ?

Alexandre Baudaire : Nous en sommes convaincus, sans quoi nous n’aurions pas pris la peine d’étudier le dossier auprès du tribunal. Cette chaîne de grills conserve une notoriété exceptionnelle malgré ses difficultés. Certes, cela demandera du temps pour la redresser, mais nous y sommes prêts. A la différence des précédents propriétaires, nous ne sommes pas des fonds d’investissement à la vision court-termiste, mais un groupe familial spécialisé dans la restauration. Nos moyens sont sans doute plus limités, mais l’objectif n’est pas de revendre dans deux ans…

Vous parlez de moyens plus modestes. Justement, votre reprise ne porte que sur un périmètre restreint.

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