Veste sportswear sur le dos et pin’s vintage épinglé au col, Nathalie de Panafieu a le crocodile chevillé au corps. Elle est intarissable sur l’histoire de René Lacoste et de la marque du même nom, qu’il a créée voilà quatre-vingt-dix ans. «Saviez-vous qu’il a aussi inventé la machine à lancer les balles de tennis et la raquette en acier ?», lance-t-elle. Nathalie de Panafieu n’est pourtant pas salariée de la marque au croco. Mais, au sein de l’équipe marketing d’Interparfums, c’est elle qui pilotera la licence, officiellement reprise à compter du 1er janvier prochain par ce spécialiste des fragrances. Dans le plus grand secret, elle travaille d’ailleurs sur un nouveau jus masculin, initialement attendu au second semestre 2024, et qui sera finalement lancé plus tôt, dès juin prochain.

Montblanc, Coach, Van Cleef & Arpels, Boucheron, Rochas… sont distillés en flacons par Interparfums

Ils sont comme ça chez Interparfums, rapides et agiles. «Je me montre très pointilleux sur les détails, je vais demander à refaire les choses huit fois, mais huit fois vite», plaisante Philippe Bénacin, cofondateur et PDG omniprésent de la société, qui distille déjà 10 marques en flacons (Montblanc, Coach, Van Cleef & Arpels, Boucheron, Rochas…). L’enjeu est pourtant de taille. Pour s’offrir cette licence jusqu’ici opérée par l’américain Coty, qui compte une quinzaine de références, l’entreprise a déboursé 90 millions d’euros de droits d’entrée.

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