
Le départ est aussi inattendu qu’inexpliqué. Comme l’a appris Vosges-Matin, la directrice générale de la Maison Thiriet, l'un des leaders français du surgelé, a annoncé sur le réseau social LinkedIn qu’elle quittait l'entreprise une semaine avant Noël. Arrivée il y a 16 ans dans l’entreprise vosgienne, Christiane Bertoncini, quitte l’entreprise d’agroalimentaire à peine trois mois après avoir annoncé un nouveau plan stratégique de trois ans pour développer la marque, expliquent nos confrères. Sur le réseau social, elle remercie avant tout les collaborateurs de l’entreprise, leurs «rires, regards pétillants, leur loyauté et leur persévérance».
Autant d’éléments qui font «de ces années un kiff incroyable et des souvenirs de dingue», énumère la directrice générale. Les collaborateurs sont d’ailleurs sa «plus grande fierté» bien au-delà des «performances dégagées, des résultats obtenus, du contrat rempli et du sentiment infini d’une mission pleinement accomplie». C’est le président et fondateur de l’entreprise, Claude Thiriet, qui l’avait promue après son passage chez Super U. Il y a quelque temps, les enfants de Claude Thiriet ont également rejoint l’entreprise.
800 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024
Le plan stratégique annoncé par Christiane Bertoncini visait notamment à étendre le réseau de magasins de l’enseigne dans les zones où elle n’est pas présente mais aussi à renforcer la réalisation des produits dans les Vosges. Une nouvelle base logistique de 18 000 m² doit notamment ouvrir à Nomexy d’ici 2031.
Son dernier «combat» aura été celui de la création d’un bonnet glacé pour les fêtes de Noël. Christiane Bertoncini se dit «infiniment reconnaissante» d’avoir travaillé dans l’entreprise dont la marque a «coulé dans ses veines». Ni elle, ni Thiriet n’ont commenté ce départ soudain. Créée il y a 122 ans, l’entreprise de surgelés est la deuxième du secteur dans l’Hexagone derrière Picard avec plus de 1 800 références et un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros.
Sa gamme de produits est à 95% française grâce à son atelier dans les Vosges, mais également celui de La Fabrique Givrée, où elle produit presque toutes ses références sucrées, indique LSA. Au total, 3 000 salariés travaillent pour l’entreprise, qui a ouvert des magasins près de Paris pour concurrencer Picard.



















