Refonte de ses recettes pour réduire les additifs, virage vers le végétal, réduction de ses émissions de carbone et accélération dans le numérique : le groupe Bel met le cap sur le «snacking sain». Ce n’est pas tout, Bel, après avoir cédé Leerdammer à Lactalis, s’apprête à sortir de la Bourse. Et, côté gouvernance, le P-DG Antoine Fiévet confie la direction à une ex de Danone, Cécile Béliot. Représentant la cinquième génération de la famille actionnaire, ce patron discret explique sa stratégie.

Quels sont aujourd’hui les marchés les plus porteurs pour le groupe? L’international?

Antoine Fiévet : La France marche bien et continue de peser autour de 20% de notre chiffre d’affaires. Mais il faut rappeler que Bel s’est internationalisé très tôt, dès 1929. Cela a été rendu possible par ce qui fait le cœur même de notre identité: le concept de portion, facile à conserver. L’Amérique du Nord, qui est un grand territoire de snacking, est pour nous très dynamique, Boursin notamment y réussit très bien. C’est aussi le cas de la Chine, même si c’est un marché plus difficile à appréhender dans la mesure où les Chinois découvrent le fromage.

Plus généralement, je dirais que dans un monde qui tend à se refermer, il faut plus que jamais produire local et adapter son produit: combiner lait et végétal pour répondre aux flexitariens; enrichir les produits en minéraux et calcium quand il y a des risques de carences, comme en Afrique, ou pourquoi pas lancer des Kiri à la pâte de haricots rouges en Asie, etc.

Pourquoi le groupe Bel s’est diversifié dans le fruit et le végétal?

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