Un élégant bardage en bois, de grandes baies vitrées laissant pénétrer la lumière, des chariots couleur bleu des mers du sud… Le nouveau Centrakor installé près de Toulouse n’a pas grand-chose du magasin tristounet de certaines enseignes discount. Pourtant, pas de doute, l’argument choc, ici, c’est bien le prix. Dès l’entrée, le commerçant exhibe ses étiquettes au ras des pâquerettes. Un lot de 12 flûtes à champagne pour 4,99 euros, une table de bar et ses tabourets à 49,99 euros, ou encore une gourde en Inox pour 4,99 euros. «Ce produit, c’est une fusée, nous allons en vendre 200 000 en quelques jours», jubile Olivier Ron­do­lotto, le patron du réseau. Pas­sionné, cet auto­didacte au bagou redoutable peut vous entraîner pour trois heures de visite à la découverte de toutes les «bombes» dénichées par ses équipes. Avant de repartir dans sa jolie Porsche Cayenne…

Le patron peut bien fanfaronner un peu : alors que des marques comme Tati ou Fly ont périclité, Centrakor fête ses 15 ans avec éclat. L’an dernier, ce pro de l’aménagement de la maison à prix mini a affiché la plus belle croissance de son histoire (17%) et atteint un chiffre ­d’affaires record de 975 ­millions d’euros. L’enseigne bénéficie à plein de deux tendances fortes : la passion retrouvée des Français pour la déco et leur besoin accru d’économies. «Un tiers de la population est très inquiète de la réduction de son pouvoir d’achat», rappelle Gaëlle Le Floch, chez Kantar Worldpanel.

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