Du dîner de gala Nespresso donné au Plaza Athénée, à Paris, en octobre dernier, les photographes n’ont retenu que l’apparition d’Adèle Exarchopoulos. Il faut dire qu’en mêlant survêtement Balenciaga et talons aiguilles, la jeune actrice a parfaitement illustré - paraît-il – la tendance de la chaussure improbable (la «wrong shoe theory»). Dans le dos des journalistes, un autre invité aurait pourtant mérité qu’ils se retournent. Un grand brun avec une chaussure noire et l’autre jaune, qui avait lui aussi de quoi concourir dans la catégorie des pompes les plus surprenantes.

Mais quelqu’un a-t-il seulement regardé ses pieds ? A lui seul, le visage de Yann Bucaille-Lanrezac, avec son grand sourire et ses yeux rieurs, retient toute l’attention. Son auditoire, le fondateur de la chaîne Cafés Joyeux sait très bien le captiver, en racontant, plutôt que la vie d’Adèle, celles d’Alice, Arnaud, Abou ou Cecilia. Autant de salariés autistes ou trisomiques, dits «équipiers», qui occupent un poste en CDI dans l’un des restaurants solidaires qu’il a créés.

Le Starbucks de demain

Avec l’énergie d’un startupeur de 25 ans, ce quinquagénaire distribue ses cartes de visite jaune soleil. «Surtout, appelez-moi», lance-t-il, en notant son numéro de portable au stylo. Irrésistible. «Yann est une boule d’énergie communicative, ses parents ont ce rayonnement et le lui ont transmis», confie Sybille Beuriot, une amie de la famille. «C’est un personnage hors norme, dont il se dégage une forme de douceur», déclare de son côté Augustin Paluel-Marmont, cofondateur de Michel et Augustin, qui conseille la chaîne. «Café Joyeux pourrait devenir le Starbucks de demain, au service d’une cause incroyable», assure-t-il.

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