L’année 2024, sa dernière de plein exercice avant une fin de mandat prévue mi-2025, s’annonce chargée pour le patron de La Poste, Philippe Wahl. Après l’arrêt de Ma French Bank, sa filiale de banque en ligne, le groupe public a en effet lancé la vente des 51% qu’il détient au sein de la filiale de téléphonie La Poste Mobile et vient d'entrer en négociations exclusives avec Bouygues Telecom, sur la base d'une valeur d'entreprise globale de 963,4 millions d'euros. Signe, sans doute, que ce mastodonte aux presque 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires, qui publiera ses résultats annuels le 29 février, veut trouver de l’argent frais, pour compenser le ralentissement de sa branche colis et le repli continu de son activité courrier. Il lui faudra aussi déployer l’offre de nouvelles missions confiées à ses facteurs, destinées à maintenir le lien de proximité avec les clients.

Alors que l’activité courrier décroît de 9% par an, le client doit payer plus, avec un timbre vert 45% plus cher qu’il y a cinq ans. L’inflation va se poursuivre?

La chute du courrier a continué en 2023, il ne pèse plus que 16% de notre chiffre d’affaires. Il y a quinze ans, les Français envoyaient 18 milliards de lettres par an. Ce volume est tombé à 6 milliards l’an dernier. Si nous n’avions rien fait, notre chiffre d’affaires aurait dû chuter, par rapport à 2013, d’un total de 6,5 milliards d’euros, l’équivalent des revenus annuels de la RATP. Cette hausse des tarifs est appliquée par les administrations postales du monde entier. Je l’ai toujours assumée, d’autant que cela pénalise peu les ménages, dont le budget moyen en la matière n’excède pas une trentaine d’euros par an.

Quel bilan pour l’e-lettre rouge, lancée il y a un an pour remplacer le timbre rouge?

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