Il faut bien vivre avec son temps… C’est ainsi que la MAE, cette mutuelle quasi centenaire, inclut désormais dans sa célèbre assurance, initialement conçue pour protéger nos têtes blondes contre la casse de leurs lunettes et les blessures des cours de récré, une garantie contre le harcèlement scolaire, y compris sur les réseaux sociaux. Et promet, dès lors, l’accès à cinq séances de psychologues ou de psychiatres, ainsi qu’à une hotline juridique sur l’e-réputation de nos enfants.

Mais c’est bien la seule chose de moderne chez ce spécialiste qui, jusqu’à il y a encore quelques mois, s’appuyait sur un réseau mis en place durant les années 1950 d’une centaine d’agences en dur. Ou chez lequel des enseignants pourtant bénévoles exerçaient des fonctions de management commercial, et touchaient une rémunération sur les contrats vendus. Et qui ne nommait, y compris à des postes techniques comme celui de responsable de l’audit interne, que des administrateurs également issus du milieu enseignant ! Plutôt anachronique, la structure, restée inchangée durant des années, s’est avérée particulièrement inadaptée au fur et à mesure que son business fondait.

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