L’assurance vie luxembourgeoise n’est ni un produit miracle ni un outil d’évasion fiscale. Mais c’est un très bon baromètre de l’inquiétude des épargnants français face aux incertitudes politiques et fiscales. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, les Français ont versé 13,8 milliards d’euros dans des contrats au Luxembourg, en hausse de 58% sur un an, un record historique selon l’Association des compagnies d’assurances et de réassurances du Grand-Duché de Luxembourg (ACA). La France représente à elle seule 52% des 26,6 milliards de primes collectées à l’international par le Grand-Duché. Au total, les Français détiennent 98 milliards d’euros dans ces contrats. Le mouvement, porté par l’inquiétude face aux débats fiscaux et à l’instabilité politique, s’est largement poursuivi en 2025.

Comment ça marche ?

Le principe est le même qu’en France : vous placez un capital, choisissez des supports (fonds euros, unités de compte, ETF…) et bénéficiez du cadre fiscal de l’assurance vie. La différence : le contrat est émis par un assureur français ou étranger, installé au Luxembourg, soumis à la réglementation du Grand-Duché. Tant que vous résidez en France, la fiscalité reste identique : flat tax (31,4%) ou imposition au barème, Impôt sur la fortune immobilière (IFI) pour la partie immobilière, abattements après 8 ans, règles successorales, etc.

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