
Mistral AI franchit un cap historique. La start-up fondée par Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix, entre dans le cercle très fermé des «décacornes» - ces entreprises valorisées à plus de 10 milliards de dollars. Selon Les Echos ce mardi 9 septembre, elle vient de lever 1,7 milliard d’euros, dont 1,3 milliard apporté par le géant néerlandais des semi-conducteurs ASML, qui devient son principal actionnaire. Cette opération porte la valorisation de Mistral à 11,7 milliards d’euros, soit près de 14 milliards de dollars, ce qui en fait désormais la start-up la mieux valorisée de France.
Parmi les autres investisseurs figurent DST Global (fonds du milliardaire Yuri Milner), Andreessen Horowitz, Bpifrance, General Catalyst, Index Ventures, Lightspeed et Nvidia. Avec cet accord, Mistral et ASML scelle un partenariat de cinq ans visant à «sortir l'intelligence artificielle des laboratoires et l'appliquer aux technologies les plus avancées», explique Arthur Mensch dans les colonnes du quotidien économique.
Un deuxième bureau aux Etats-Unis
Une équipe d’ingénieurs de Mistral sera détachée à ASML pour travailler sur l’optimisation des équipements semi-conducteurs. Mistral dévoile également pour la première fois ses chiffres financiers : des revenus annualisés (ARR) de 300 millions d'euros et un total de contrats signés (booking) de 1,4 milliard d'euros. La start-up travaille déjà avec 50% des entreprises du CAC 40 et enregistre une forte demande sur le cloud, encouragée par un partenariat avec Nvidia annoncé à VivaTech en juin.
Sur le terrain concurrentiel des modèles d’IA, Mistral fait face à des géants comme OpenAI, Meta, Google ou Anthropic aux Etats-Unis, ainsi qu'à des firmes chinoises puissantes telles qu’Alibaba ou Baidu. Pour renforcer sa présence mondiale, la start‑up a ouvert un deuxième bureau à New York, après celui de Palo Alto inauguré l’an dernier.



















