
Voilà un repreneur auquel on ne s’attendait pas forcément pour l’entreprise Brandt. Deux jours seulement avant la clôture de l’appel d’offres, la start-up bretonne EverEver, installée près de Vannes, a annoncé être «candidate officielle au rachat des actifs et marques emblématiques de Brandt», selon 20 Minutes. Elle souhaite donc reprendre le site de production situé dans le Loir-et-Cher. Jusqu’à sa liquidation judiciaire, prononcée en décembre, l’usine employait une centaine de personnes. Et avec sa liquidation, 700 emplois avaient été supprimés.
L’ambition de la start-up bretonne est bel et bien de faire revivre l’usine de Vendôme, en affichant un «projet solide et ambitieux», et espère une mobilisation populaire massive pour l’emporter. Parmi les marques emblématiques de Brandt, EverEver souhaiterait reprendre Sauter, De Dietrich, et relancer la production des plaques de cuisson. Tout ceci avant d’élargir progressivement les activités, avec notamment la fabrication de fours à partir de 2028, explique la start-up.
Un projet ambitieux mais encore fragile
La particularité de cette start-up est qu’elle a déposé une offre de reprise, sans avoir pour le moment aucun produit commercialisé. Pour l’heure, son unique projet est un lave-vaisselle baptisé Albert, conçu pour durer au moins vingt ans et dont la fabrication serait à 80 % en France, avec un indice de réparabilité de 10 sur 10.
La start-up, fondée dans le Morbihan à Arradon, met pourtant en avant un intérêt économique considérable. En effet, elle annonçait avoir un carnet de 60 000 commandes, dont 2 000 pour Boulanger. Pourtant, l’entreprise fait face à un défi et un obstacle majeur : elle ne possède pas d’usine pour produire ses lave-vaisselle. Pour l’entreprise, un autre défi est à relever également, et il est financier. Sa levée de fonds de 3 millions d’euros, commencée en novembre, peine à être bouclée, avec pour l’instant seulement un million sécurisé. Mais pour racheter le site de Vendôme, la start-up devrait disposer de 14 millions d’euros. Son fondateur Marc Hacpille affirme toutefois que les «principaux contrats signés avec les grands réseaux de distribution représentent plus de 24 millions de chiffre d’affaires potentiel», et que la start-up pourrait bien viser 150 millions de chiffre d’affaires d’ici fin 2029.


















