
Petit Bateau bientôt sous bannière américaine ? L’information avait filtré début septembre. A l’époque, le groupe Rocher, sa maison mère, annonçait dans un communiqué vouloir se séparer de sa marque de prêt-à-porter enfantine et avoir choisi le fonds d’investissement américain Regent. Un choix s’inscrivant «dans la volonté du Groupe Rocher d'assurer à Petit Bateau les meilleures conditions pour poursuivre son développement sur le long terme», mettait en avant le directeur général exécutif du groupe, Jean-David Schwartz. Restait à faire valider ce choix.
Comme l’ont appris Les Echos, l’Autorité de la concurrence, à qui le projet de rachat a été notifié le 30 septembre, a donné son feu vert «sans condition» à ce projet. Dans un communiqué que cite LSA, l’Autorité précise que «l’opération n’est pas de nature à porter atteinte à la concurrence compte tenu de parts de marché limitées dans les zones de chalandise concernées et d’une faible proximité concurrentielle entre les marques des parties».
Inquiétudes pour l’usine de Troyes ?
Il faut dire que le fonds Regent est loin d’être un inconnu, mais opère globalement loin de la France. Fondé en 2013, le groupe réalise plutôt des investissements dans la tech, les produits de consommation ou l’industrie, mais est connu pour avoir repris le spécialiste français de la lingerie et des sous-vêtements DIM, ainsi que les chaussures suisses Bally ou encore un autre spécialiste de la lingerie, le Canadien La Senza (qui appartenait à la société mère de Victoria’s Secret).
Selon Les Echos, le groupe contrôle également ses entreprises distribuant des sous-vêtements sous les marques Playtex et Wonderbra. «Petit Bateau est une institution française, profondément enracinée à Troyes, reconnue pour son savoir-faire et occupant une place précieuse dans la vie des familles à travers le monde», avait réagi début septembre le président de Regent, Michael Reinstein. Petit Bateau emploie 2 400 salariés, dont 1 400 en France et avait été racheté par Rocher en 1998. Malgré les bons résultats depuis le début de l’année, cette cession inquiète les employés de l’usine de Troyes.



















