Une annonce que l’on n’attendait plus. Brandt pourrait bien être finalement sauvé en cette fin d’année. C’est Orléans Métropole qui l’a fait savoir dans un communiqué publié mardi 23 décembre : «Un industriel français, familier de ce groupe de marques, disposant d'une solide expérience nationale et internationale, porte un projet de reprise visant à la réindustrialisation du site de Brandt à Orléans, à la préservation des marques du groupe et au réemploi de salariés sur le site.» Il n’était pas précisé de qui il s’agit.

Depuis, le projet a été présenté en mairie, ce mercredi 24 décembre. Le repreneur en question est l'homme d'affaires Stephan Français, patron de Thomson Computing. «Mon plan, c'est de concentrer l'innovation et de rassembler plus de corps industriels en un seul endroit, une seule usine, celle d'Orléans», a-t-il fait savoir lors d’un point presse auquel a assisté TF1 INFO. Sur les 350 postes que compte le site d’Orléans, il prévoit de sauver 150 emplois.

Le ministre de l’Économie se réjouit

Alors que Serge Grouard, maire d'Orléans et président d'Orléans Métropole, «s'est mobilisé sans relâche», c’est désormais le soulagement qui prédomine. «En quelques jours, il y a un travail très conséquent qui a été réalisé», a-t-il affirmé au micro de nos confrères. Au sommet de l’État, aussi, la nouvelle réjouit le ministre de l’Économie. «Un avenir industriel existe pour le site de Brandt», a salué Roland Lescure sur le réseau social Bluesky. Et d’insister : «L'État sera pleinement mobilisé pour faire émerger le projet le plus solide pour les salariés et les territoires.»

Le projet de reprise tombe à pic, alors que la justice avait ordonné la liquidation de Brandt le 11 décembre dernier. Une annonce qui avait fait l’effet d’une bombe pour l’entreprise française aux 750 emplois, dont 350 rien que sur le site de Saint-Jean-de-la-Ruelle. Un projet de Scop était alors sur la table pour lequel l’État était prêt à mobiliser pas moins de 20 millions d’euros.