Renault a flanché en Bourse dans le sillage de comptes 2024 pourtant convaincants. Deutsche Bank et UBS ne semblent toujours pas séduits par l’action du géant français de l’automobile, les deux banques n'adoptant toujours pas de recommandation d’achat sur l’action. Et ce, en dépit d’une valorisation en Bourse assez faible (Renault ne se paie en Bourse que 4 fois les profits espérés pour 2026 et seulement 40% des fonds propres). D’ailleurs, en dépit de son avis neutre sur l’action Renault, Deutsche Bank estime que son juste prix est de 60 euros, ce qui offre tout de même un potentiel d’appréciation de plus de 20%, à l’heure où ces lignes sont écrites.

D’autant que Renault n’a pas démérité en 2024. Malgré un contexte pour le moins peu porteur pour les constructeurs automobiles, le géant français de l’auto a signé de «solides» résultats, relève à cet égard AlphaValue, qui souligne que les ventes, le résultat opérationnel et la génération de cash (le flux de trésorerie opérationnel après investissements) de Renault de l’an dernier ont battu les attentes de la communauté financière, sur fond de lancements commerciaux réussis de nouveaux modèles et d’économies de coûts massives. Les comptes «remarquables» de Renault, qui contrastent avec les nombreux avertissements sur résultats lancés en 2024 par les grands concurrents européens, reflètent la refonte réussie du constructeur tricolore et l'élan positif qu’il a su insuffler, fait valoir le bureau d’analyse.

Les perspectives de Renault et son dividende déçoivent un peu, l’action du géant de l’auto plonge en Bourse

Mais le dividende proposé par Renault (2,20 euros) a été inférieur aux attentes de 9%, décevant ainsi les actionnaires et la communauté financière. Surtout, l’action Renault a aussi été sanctionnée du fait de l’annonce de perspectives relativement prudentes, décevant ainsi les analystes financiers. En effet, afin de se conformer aux objectifs de la réglementation Corporate Average Fuel Economy (CAFE, qui vise à limiter les émissions de CO2) en Europe, Renault a mis en œuvre des mesures qui pèseront sur la trajectoire de ses comptes. Le géant de l’auto a aussi évoqué l’aléa notable de la demande d’automobiles à venir, dans un contexte de frilosité de la consommation des ménages.

Heureusement, la Commission européenne pourrait faire preuve de souplesse réglementaire (un verdict est attendu le mois prochain), avec à la clé un probable impact positif en Bourse pour les actions automobiles du Vieux Continent, dont Renault. Et si le groupe français est exposé à des amendes, AlphaValue s’attend à ce qu’elles soient a priori différées, un point encourageant pour les perspectives 2025 de Renault. En outre, pour cette année, AlphaValue anticipe pour Renault une trajectoire des ventes en Europe plus favorable que celle des concurrents, des synergies accrues avec Horse, des pertes réduites pour la filiale de véhicules électriques Ampère et un redressement d’Alpine. Enfin, alors que Donald Trump continue à souffler le chaud et le froid avec le spectre d'une guerre commerciale, la faible exposition du groupe Renault à la Chine et aux Etats-Unis l’avantage face aux autres constructeurs automobiles.

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