
Renault a plongé de façon très marquée en Bourse mi-juillet. La semaine dernière, le cours de Bourse de l’action du géant français de l’automobile a en effet été plombé par un avertissement sur résultats, qui a d’ailleurs entraîné dans son sillage l’action Stellantis. Au premier semestre, la marge opérationnelle de Renault est ressortie à 6% (contre 6,8% attendu en moyenne par les analystes financiers), tandis que le free cash flow (flux de trésorerie dégagé par l’exploitation et diminué des investissements consentis, agrégat clé très utilisé par la communauté financière pour calculer la juste valeur d’une action en Bourse) a été quasi-nul, contre 0,4 milliard d’euros espéré.
De ce fait, Renault a abaissé de façon drastique ses objectifs financiers pour 2025. Le géant de l’auto ne prévoit plus une marge opérationnelle supérieure à 7% mais de seulement 6,5% environ. Et le free cash flow ne devrait pas dépasser 2 milliards d’euros (comme initialement espéré) mais ressortir entre 1 et 1,5 milliard d’euros. De nouvelles guidances qui ont fait sourciller les analystes financiers. Revoyant leurs copies, HSBC et Oddo BHF ont diminué de près de 10% leurs estimations de résultat opérationnel pour Renault.
Quel potentiel en Bourse pour l’action Renault, selon l’analyse financière ?
En conséquence, HSBC et Oddo BHF ont sabré leurs objectifs de cours (le juste prix estimé, selon l’analyse financière) sur l’action Renault. La banque britannique a ramené son objectif de cours de 59 à 47 euros, tandis que l’établissement financier franco-allemand a abaissé le sien de 60 à 55 euros. De nouveaux objectifs de cours globalement en ligne avec le juste prix estimé moyen calculé par la communauté financière (53 euros actuellement, contre un précédent objectif de cours de 59 euros en avril dernier).
Malgré ces réductions marquées d’objectifs de cours, le potentiel d'appréciation théorique de l’action Renault (60% environ) est désormais massif, compte tenu de l’effondrement de l’action depuis le sommet de mi-mai. Les pressions sur l’action Renault s’expliquent par la dégradation de la visibilité sur les perspectives et les doutes sur la capacité de résistance du constructeur. La montée en puissance des concurrents chinois inquiète. Oddo BHF dit néanmoins espérer un impact positif des lancements commerciaux programmés par Renault, du rebond des commandes sur les véhicules utilitaires et de nouvelles réductions de coûts à venir. Les investisseurs attendent toutefois au tournant la présentation, d’ici début 2026, du nouveau plan stratégique Futurama (innovations, partenariats, quête de valeur…).
Quelles perspectives pour l’action Renault, selon l’analyse technique ?
Selon l’analyse technique (analyse graphique et mathématique de l’évolution du cours de Bourse, destinée à élaborer les scénarios jugés les plus probables sur les perspectives d’une action ou d’un autre actif financier), la tendance de fond sur l’action Renault apparaît baissière, à ce stade. Mais le cours de Bourse du géant de l’auto du CAC 40 dispose néanmoins de supports horizontaux pas très éloignés, situés à 32,21 euros et surtout à 31,05-31,32 euros (une zone de soutien graphique horizontale majeure). En outre, l’action Renault apparaît très survendue, ce qui pourrait prochainement susciter une réaction des acheteurs.
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