Schneider Electric est l’expert incontournable des équipements et des solutions pour mieux distribuer, sécuriser et économiser l’électricité dans les bâtiments, les usines et les infrastructures. Les performances 2025 de Schneider Electric, géant français de la gestion de l’énergie (un des principaux poids lourds du CAC 40), «ont été très bonnes mais rapidement éclipsées par la crise géopolitique au Moyen-Orient», déplore Dorian Abadie, responsable Bourse de Meilleurtaux Placement, qui fait le point pour les lecteurs de Capital sur les résultats 2025 de Schneider Electric et ses perspectives et nous livre son avis sur le potentiel des actions Schneider Electric.

Schneider Electric a signé de solides résultats en 2025, avec un chiffre d’affaires ayant franchi le cap de 40 milliards d’euros, à 40,15 milliards. Sa croissance organique (croissance hors impact des acquisitions et des variations de change) a atteint 8,9%. Le quatrième trimestre 2025 a été particulièrement robuste, avec 11,1 milliards d’euros de ventes et une progression organique de 10,7%. «La dynamique de Schneider Electric vient surtout de la gestion de l’énergie, et des centres de données (data centers), dont la demande a fortement accéléré en fin d’exercice. L’Amérique du Nord tire l’ensemble avec une croissance organique de 15% sur 2025. La trésorerie disponible grimpe à un niveau record de 4,64 milliards d’euros et le dividende proposé progresse encore, à 4,20 euros par action», apprécie l’expert.

Mais les performances 2025 de Schneider Electric ne sont pas parfaites, quelles perspectives pour 2026 ?

Cependant, les performances 2025 de Schneider Electric ne sont pas tout à fait parfaites, d’après lui, alors que «la qualité du cru mérite en effet d’être nuancée». Le bénéfice net a reculé de 2% en 2025, à 4,16 milliards d’euros. «Ce décalage montre que l’activité a été plus forte que le résultat final. Les charges d’intérêt ont augmenté après refinancement. L’impôt a un peu pesé. Une dépréciation sur une participation a aussi rogné le résultat. La marge brute a été freinée par le poids croissant des grands systèmes, par l’inflation de certains coûts et par l’effet des droits de douane. L’activité dans le bâtiment résidentiel reste molle. Le marché chinois demeure contrasté, avec encore des fragilités dans la construction», note Dorian Abadie.

Les perspectives de Schneider Electric restent toutefois bien orientées, attractives, selon lui. Le groupe vise pour 2026 une hausse organique de son résultat opérationnel de 10% à 15%, portée par une croissance du chiffre d’affaires de 7% à 10% et par une nouvelle amélioration des marges. Le carnet de commandes atteint 25,36 milliards d’euros, en hausse de 18% : «c’est un socle puissant pour les mois à venir. La demande des centres de données (data centers) devrait rester le premier moteur de l’activité de Schneider Electric. L’industrie et les infrastructures sont par ailleurs attendues en accélération. Les logiciels et les services prennent plus de place et rendent le modèle plus récurrent», fait valoir l’expert. À moyen terme, Schneider Electric vise encore 7% à 10% de croissance annuelle moyenne d’ici 2030, avec un gain cumulé de 2,5 points de marge. Les actions Schneider Electric restent donc portées par des tendances lourdes mais le groupe devra continuer à absorber les droits de douane, les effets de change et un environnement immobilier encore inégal, d’après l’analyste.

Quel potentiel en Bourse pour les actions Schneider Electric selon l’analyse financière et l’analyse technique ?

Meilleurtaux Placement dit être positif sur les actions Schneider Electric, partie intégrante de son portefeuille de long terme. Schneider Electric «est au cœur de trois tendances de fond qui ne semblent pas près de s’arrêter : l’électrification, l’automatisation et la digitalisation des bâtiments. Le groupe ne vend pas seulement du matériel, il vend aussi des solutions complètes pour mieux gérer l’énergie, gagner en efficacité et réduire les coûts, ce qui renforce la solidité de son modèle. Le moteur des data centers, porté par l’essor de l’IA, soutient déjà fortement sa croissance, et l’entreprise a encore récemment montré sa capacité à transformer cette demande en hausse du chiffre d’affaires, des marges et du cash-flow», salue Dorian Abadie.

C’est exactement le profil d’une valeur de qualité : «bien positionnée sur des marchés structurellement porteurs, capable d’exécuter, et suffisamment diversifiée pour traverser les cycles sans remettre en cause sa trajectoire de long terme», fait-il valoir. Hors dividendes, les actions Schneider Electric ont baissé de 2,5% en 2025 et affichent désormais un rebond de plus de 8% depuis le 1er janvier, malgré la récente tempête géopolitique. Meilleurtaux Placement estime que les actions Schneider Electric ont la capacité d’inscrire de nouveaux records historiques et table pour le moment sur un bon potentiel de hausse en Bourse (+20% environ), avec un objectif de cours légèrement inférieur à 300 euros à horizon moyen terme.

Schneider Electric : évolution du cours de Bourse et analyse technique
Schneider Electric : évolution du cours de Bourse et analyse technique © Meilleurtaux Placement

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