Être une femme dirigeante, qui plus est « fille de », est-ce un atout ou un inconvénient ?

Sidonie Dumas : Ça a été difficile au début de mon parcours. Etudiante en droit, je suis allée voir le tournage du Grand Bleu, produit par Gaumont, sur l’île grecque d’Ios. Un déclic : ça avait l’air extraordinaire ! J’ai décidé d’en faire mon métier. Mais le cinéma est un métier de passionnés, tellement dur qu’être « fille de » ne suffit pas. Il a fallu que je prouve ma légitimité et mes compétences aux yeux de tous.

Mon père m’a beaucoup épaulée. Mais les regards extérieurs, la façon dont les autres me voyaient n’étaient pas faciles. Aujourd’hui, en revanche, le fait d’être une femme est un atout. Je dirai même que la gestion d’une entreprise version féminine apporte des avantages. Nous sommes plus souples, moins radicales que les hommes. Cela dit, il ne faut pas toujours opposer : j’aime beaucoup l’idée que le travail des hommes et celui des femmes se complètent.

La Journée des droits des femmes, c’est une bonne ou une mauvaise idée ?

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