Société Générale, la «mal aimée» des banques du CAC 40, reprend le pouvoir en Bourse. Les actions Société générale ont presque triplé en trois ans. Reste que si on prend du recul, d’une manière générale, le parcours en Bourse de BNP Paribas (code BNP), Crédit Agricole (code ACA) et Société Générale (code GLE) montre que les banques françaises «n’ont jamais totalement effacé les séquelles de la crise de 2008, dans un secteur bancaire européen durablement contraint par le durcissement réglementaire, une rentabilité sous pression et une forte dépendance aux soutiens de la BCE, notamment via le fameux Whatever it takes (le «quoi qu’il en coûte») de Mario Draghi (la formule du président de la BCE avait alors assuré les marchés de son soutien inconditionnel et avait initié une longue période de revalorisation en Bourse en 2012, NDLR)», relève Matéis Mouflet, analyste de marchés chez XTB France, interrogé par Capital.

Ces fragilités des banques du CAC 40 et du Vieux Continent «ont été ravivées par la pandémie, la remontée rapide des taux puis les tensions de 2023 après la faillite de Crédit Suisse et de plusieurs banques régionales américaines», rappelle l’expert. Malgré le regain de rentabilité lié aux taux plus élevés, le secteur des banques reste marqué par cette décennie d’instabilité. Société générale, longtemps perçue comme le maillon faible du trio des banques du CAC 40, «semble enfin afficher les signes d’une véritable remontada», juge-t-il néanmoins.

Société Générale, symbole du décrochage en Bourse des banques du CAC 40, depuis la crise

Société Générale a été la banque française la plus durablement affectée par les crises de l’euro, fragilisée dès 2008 par «l’affaire Kerviel, des expositions à des actifs toxiques et un profil de banque d’investissement jugé plus risqué que celui de ses concurrents, ce qui a entretenu une perception de risque élevée», explique Matéis Mouflet. Sous la pression des régulateurs, la banque a dû réduire son bilan et ses activités les plus consommatrices en capital, freinant sa croissance au moment où les coûts réglementaires augmentaient. Les cessions et restructurations engagées «ont certes rationalisé le groupe, mais au prix de charges récurrentes, d’une volatilité accrue des résultats et d’un manque de lisibilité pour le marché», note l'analyste.

Dans ce contexte, la rentabilité de Société Générale s’est durablement dégradée. Entre 2018 et 2023, «son ratio d’efficacité (l’équivalent d’une marge dans le secteur bancaire, à ceci près qu’il doit être le plus faible possible) s’établissait en moyenne autour de 70%, contre environ 60% chez BNP Paribas et Crédit agricole», observe l’analyste. Dans le même temps, la rentabilité des capitaux était près de deux fois inférieure à celle de ses concurrents. La banque a également été la seule du trio des banques du CAC 40 à afficher une perte en 2020, alors que l’effondrement de son cours de Bourse avait ravivé les craintes les plus extrêmes sur sa solidité.

Depuis mi-2024, le retour en grâce en Bourse des actions Société générale

Et pourtant, depuis le milieu de l’année 2024, le récit change. Les signes de redressement «se multiplient et gagnent en crédibilité : le résultat net atteint 4,2 milliards d’euros, en hausse de 69% sur un an, et la banque, longtemps décriée, enchaîne désormais les bonnes nouvelles. Dans le même temps, Boursobank, sa filiale en ligne, domine largement ses concurrents et atteint son objectif de 8 millions de clients dès l’été 2025», fait valoir l’analyste.

La stratégie de simplification et de synergies impulsée par Slawomir Krupa porte pleinement ses fruits. Pour 2025, le résultat net est attendu en forte progression, avec un consensus des estimations des analystes autour de +28,5%. En Bourse, les actions Société générale ont explosé de 153% sur un an, «portées par un retour aux actionnaires (rémunération actionnariale) plus généreux, combinant un taux de distribution de 50% et des programmes de rachat d’actions représentant jusqu’à 10% du capital. La hausse en Bourse est telle que Société Générale a largement comblé son retard. Les trois grandes banques du CAC 40 se retrouvent toutes aujourd’hui engagées dans une même course : celle du retour vers les sommets atteints en 2006», juge l’expert.

Actions Société générale (SG), BNP Paribas et Crédit agricole : évolution du cours de Bourse
Actions Société générale (SG), BNP Paribas et Crédit agricole : évolution du cours de Bourse © XTB

Quel potentiel en Bourse pour les actions Société générale, selon l’analyse technique ?

Fondamentalement, Société générale a désormais tout pour plaire, mais est-ce que ces fondamentaux plus positifs sont confirmés par l’analyse technique (analyse graphique et mathématique de l’évolution du cours de Bourse) ? Début 2025, les actions Société générale ont franchi une résistance géométrique de long terme particulièrement significative, ouvrant la voie vers une zone de résistance (obstacle à la hausse des cours) majeure autour de 77-93 euros (boîte rouge). En cas de dépassement, la banque entrerait pleinement dans la «course» au retour vers les plus hauts de 2006, situés autour de 143 euros, selon XTB.

Société générale (SG) : évolution du cours de Bourse et analyse technique
Société générale (SG) : évolution du cours de Bourse et analyse technique © XTB

Les lecteurs de Momentum, la lettre d’investissement de Capital, ont pu profiter de l’envolée du cours de Bourse des actions Société générale, recommandées à l’achat à de bons moments ces dernières années. Même récemment, le 2 décembre, nos lecteurs ont pu acheter à nouveau les actions société générale à 60,52 euros, avec à la clé un nouveau gain aussi important (+15%) que rapide (en seulement 6 semaines). Notre sélection d’actions en Bourse a largement battu le CAC 40 ces dernières années. En faisant le choix d’un abonnement annuel, 5 mois sont offerts. Et exceptionnellement, à l’occasion des soldes d’hiver, bénéficiez d’une réduction supplémentaire exceptionnelle de 30% sur le prix d’un abonnement annuel. Pour en profiter, il suffit de cliquer sur le lien inséré ci-après.