Le CAC 40 cale à la Bourse de Paris, sur fond de craintes persistantes sur les droits de douane (guerre commerciale) de Donald Trump. «Contraint par la justice de rectifier le tir sur les droits de douane et encouragé par une forte contraction du déficit commercial en avril, le Président républicain pourrait être incité à jouer son va-tout et chercher à vite obtenir des concessions de la part de ses partenaires commerciaux des Etats-Unis», relève Pictet Asset Management. Déjà, la semaine dernière, Donald Trump a mis la pression sur la Chine, l’accusant de ne pas respecter les termes de l’accord. Ainsi, il y a de bonnes chances pour que l’Union européenne redevienne la cible de Donald Trump cette semaine, de l’avis de la société de gestion genevoise.

Si ce scénario devait se concrétiser, les investisseurs en actions devraient se préparer à un regain de volatilité en Bourse (sur le CAC 40 et à Wall Street), avec à la clé une réduction de l’exposition des gérants de fonds aux actions. «Un phénomène traditionnel, à cette époque de l’année, mais qui pourrait bien être accentué cette année du fait de l’offensive de Donald Trump sur les droits de douane», relève Pictet Asset Management Dans ce contexte plus incertain pour les Bourses, Joffrey Ouafqa, directeur des gestions du pôle gestion d’actifs d’Auris Gestion, livre aux lecteurs de Capital son analyse sur trois actions cotées en Bourse jugées à potentiel, à horizon moyen terme. Tour d’horizon.

Fusée du CAC 40 cette année, l’action Société générale reste attractive

Société générale a publié des chiffres très convaincants au titre du premier trimestre 2025, dans la lignée des trimestres précédents, sous l’impulsion de son nouveau PDG Slawomir Krupa. Les revenus de Société générale ont augmenté de 7% d’une année sur l’autre (notamment grâce au dynamisme de l’activité banque de détail en France) et les coûts ont diminué de 8% sur la même période. «Ces deux indicateurs étant ressortis supérieurs aux attentes du marché, la bonne surprise se retrouve au niveau de la rentabilité de la banque, qui progresse à nouveau et rattrape petit à petit son retard par rapport aux autres banques françaises», fait valoir Joffrey Ouafqa.

Malgré cette publication, le management de Société générale n’a pas relevé sa guidance pour l’année, ce qui pourrait arriver lors des prochaines communications financières. «Avec une position en capital qui se renforce encore, elle peut se montrer généreuse avec ses actionnaires via le versement du dividende et la poursuite de son programme de rachat d’actions, pour un rendement global supérieur à 5%», souligne Auris Gestion. Alors que Société générale se paie en Bourse 7 fois les résultats estimés de l’année prochaine pour une croissance des bénéfices par action (BPA) de 30% en 2025, 18% en 2026 et 12% en 2027, l’action Société générale reste attractive.

Voyageurs du monde a les moyens de ses ambitions, l'action du voyagiste a du potentiel en Bourse

Voyageurs du monde affiche une dynamique robuste, portée par un positionnement haut de gamme et différenciant sur le voyage sur mesure (56% du chiffre d’affaires), les voyages aventure (28% du chiffre d’affaires) et les voyages à vélo (16% des ventes). Sa clientèle aisée, «peu sensible au cycle économique, soutient une croissance régulière de son chiffre d’affaires (+6% en 2024, +6,5% attendus en 2025), avec une rentabilité solide grâce à une distribution en direct et une bonne diversification géographique en termes de destinations proposées assurant une certaine résilience face aux incertitudes géopolitiques», fait valoir Joffrey Ouafqa.

Alors que Voyageurs du monde se paie en Bourse 15 fois les résultats attendus pour 2025, la valorisation de l’action reste très en deçà de sa moyenne historique de 17 fois, malgré une meilleure visibilité et des marges en progression. «Enfin, avec plus de 100 millions d’euros de trésorerie nette, le voyagiste dispose de marges de manœuvre importantes pour poursuivre ses acquisitions ciblées à même de soutenir la croissance future et maintenir un rendement du dividende autour de 3%», juge Auris Gestion.

Spie profitera de deux catalyseurs majeurs en Bourse

Spie, poids lourd des services multi-techniques dans les domaines de l'énergie et des communications, bénéficie de deux catalyseurs majeurs. Le premier est l’annonce par la société d’un plan stratégique 2025-2028 ambitieux avec des objectifs de croissance organique annuelle de 3-4%, «avec une marge en progression, permettant une augmentation substantielle de la génération de flux de trésorerie d’exploitation après investissement (FCF, agrégat clé très suivi des analystes financiers)», souligne Joffrey Ouafqa.

Le second catalyseur, arrivé après l’annonce du plan stratégique, provient de l’annonce du plan de relance allemand de 500 milliards d’euros, notamment à travers des investissements dans les énergies renouvelables et dans les communications. «Deux secteurs clés pour Spie, pour qui l’Allemagne représente un tiers du chiffre d’affaires. La croissance annuelle à deux chiffres des bénéfices par action (BPA) paraît donc assurée d’ici 2028», fait valoir l'expert d’Auris Gestion. Alors que Spie se paie en Bourse 14,4 fois les résultats attendus pour 2026, la valorisation de l’action reste raisonnable au vu de la réaccélération attendue, d’autant que les analystes commencent à relever leurs objectifs de cours, selon le gérant d’actifs.

La sélection d’actions de Capital progresse bien plus vite que le CAC 40

La sélection d’actions en Bourse de Momentum, la lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse, a creusé l’écart avec le CAC 40 ces derniers mois, notre équipe d’analystes ayant correctement anticipé le plongeon début avril de l’indice actions phare de la Bourse de Paris puis suggéré à l’achat de nombreuses actions françaises et américaines dans le creux de la vague entre les 7 et 9 avril. Achetez des actions (et vendez-les) au bon moment avec Momentum. En choisissant un abonnement annuel, 5 mois sont offerts. Pour en profiter, il suffit de cliquer sur le lien ci-après.