On savait que la grève des contrôleurs aériens, les 3 et 4 juillet derniers, veille de vacances scolaires, avait coûté très cher aux compagnies aériennes, le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, évoquant «des millions d’euros». C’est ce que confirme aujourd’hui EasyJet, rapporte BFMTV. En publiant ses résultats pour son troisième trimestre décalé, la compagnie low cost britannique fait état d’un bénéfice avant impôts en forte hausse. Toutefois, elle précise que des «coûts inattendus et importants» allaient peser sur son résultat estival. En cause ? La grève des contrôleurs aériens français pendant deux jours.

Raison pour laquelle la compagnie tire à boulets rouges sur la profession, qui va lui faire perdre énormément d’argent. Selon elle, ce mouvement de grève a provoqué des «difficultés inacceptables pour les clients et les équipages» et «a également engendré des coûts inattendus et importants pour toutes les compagnies aériennes». EasyJet chiffre même ces pertes précisément à 15 millions de livres, soit environ 17,3 millions d’euros.

Un chiffre d’affaires en hausse de 10%

Cela représente une grande partie donc des pertes totales des compagnies estimées à 120 millions d’euros par Eurocontrol, l'organisme de surveillance du trafic aérien. Malgré les «bons résultats», constatés pour avril, mai et juin, EasyJet le répète : elle est «extrêmement mécontente de la grève des contrôleurs aériens français début juillet», selon les mots de son directeur général, Kenton Jarvis. En bénéficiant d’une «forte demande de ses clients» et d’un calendrier favorable fin avril et début mai avec les ponts, la compagnie fait état d’un bénéfice avant impôts en hausse de plus de 21%.

Son chiffre d’affaires a, en outre, bondi de 10% à 2,9 milliards de livres. Malgré ce mouvement de grève et la hausse des coûts du carburant, la compagnie s’attend à une bonne fin d’année, avec des «perspectives positives et une bonne croissance des bénéfices». Toutefois, le titre de la compagnie low cost reculait de 5% à la Bourse de Londres, échaudée peut-être par les réservations de plus en plus tardives des clients.

Les 3 et 4 juillet derniers, plus de 250 contrôleurs aériens étaient en grève. 1 422 vols avaient été annulés (4,7 % de l’ensemble des trajets prévus) tandis que 3 713 vols avaient été impactés par des retards (10,7 % des trajets) selon les chiffres d’Eurocontrol. Ils réclamaient notamment l’abandon du système de pointage biométrique prévu par la réforme portée par le gouvernement.

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