
Un cumul qui concernait 710 000 personnes en 2020, selon la Cour des comptes. Cette mesure est presque passée inaperçue et pourtant, elle est bien réelle. Le budget de la Sécurité sociale comprend, en effet, une restriction du cumul emploi-retraite à partir de 2027. La Cour des comptes avait pointé des «effets d’aubaine» générés par ce dispositif jusqu'à présent encouragé par les gouvernements en mai dernier, rapportent nos confrères de BFM TV.
Ainsi, à compter du 1er janvier 2027, une personne qui a pris sa retraite avant l'âge légal et qui reprend une activité verra l’intégralité de ses revenus déduits de sa pension de retraite. Entre l'ouverture des droits à la retraite et l'âge d'annulation de la décote (67 ans), «la pension sera réduite de 50 % des revenus d'activité supérieurs à un seuil qui pourrait être fixé autour de 7 000 euros annuels». Par conséquent, cumuler retraite et emploi avant 67 ans deviendra ainsi très peu intéressant financièrement alors qu’après 67 ans, un cumul intégral est envisageable.
Les entreprises sont en demande de certaines compétences pointues
Le ministère du Travail estime que le cumul emploi-retraite «retrouve son objectif initial : compléter le revenu des retraités les plus modestes». «Le cumul emplois-retraites a eu un certain succès pour augmenter le taux d'emploi des seniors, c'est un système qui marchait bien, et on le restreint drastiquement», explique l'économiste Philippe Askenazy. Ce dernier redoute une hausse du travail au noir.
«Les entreprises ont désespérément besoin de certaines compétences pointues parce que les cohortes qui sortent du marché du travail sont beaucoup plus nombreuses que celles qui y entrent», assure Caroline Young, présidente d’un cabinet proposant aux entreprises des professionnels «retraités ou proches de l’être».
>> Notre service - Comparez les performances des plans d’épargne retraite (PER) grâce à notre simulateur

















