Quand, en 2013, Corinne Jolly a exprimé le souhait de prendre la direction de PAP, ses parents Catherine et Patrick n’étaient pas très chauds. Après quarante années de combat contre les agences immobilières, le couple de soixante-huitards ne se voyait pas encore raccrocher. Mais la jeune femme, ingénieure de formation, se sentait de taille à imaginer le nouveau PAP, à l’heure d’Internet. « On était réticents, c’était notre aventure », reconnaît sa mère. « Ça a été douloureux de lâcher, mais Corinne était motivée et Internet, ce n’est pas notre truc », admet son père.

Pas de regret à avoir, alors que la famille prend la pose devant la photographe de Capital. Le navire PAP tient toujours bon. Malgré les deux confinements de la période Covid, qui ont obligé les agences immobilières « en dur » à fermer leurs portes, et, plus récemment, la remontée brutale des taux d’intérêt, le groupe familial semble insubmersible. Et surtout très rentable.

En 2020, l’entreprise a affiché un résultat avant impôts de 4,2 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 20 millions. Rebelote en 2021 avec un confortable bénéfice de 5,6 millions d’euros. Fort des 150.000 annonces immobilières publiées chaque année, dont 70% finissent devant le notaire, le business model fait toujours ses preuves. « Nous n’avons jamais connu de pertes, assure Corinne Jolly. Nos résultats financiers sont stables parce que nous ne dépendons pas comme les agences immobilières des commissions versées et donc des hauts et des bas du marché. »

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