
C’est officiel. Paris serait la première ville de France à prendre position sur la pratique du coliving, selon TF1. Une forme d’habitat qui consiste en fait à louer des chambres, avec des espaces partagés, comme le salon ou encore les lave-linge, à des prix démesurés. Désormais, la ville de Paris veut bannir cette pratique, en interdisant aux promoteurs immobiliers ce type d’habitat. En effet, le coliving est en fait «un cheval de Troie des spéculateurs» comme l’écrit Ian Brossat, président du groupe communiste et sénateur, dans un post publié sur X. Ce système permet aux propriétaires de ne pas avoir à se soumettre à l’encadrement des loyers.
✅ Paris dit STOP au coliving, cheval de Troie des spéculateurs qui permettait de contourner l’encadrement des loyers et louer des chambres de 13m2 à 1500 €.
— Ian Brossat 🍉 (@IanBrossat) October 8, 2025
Après Airbnb, Paris reste à la pointe du combat pour le droit au logement et la lutte contre le far-west immobilier ! pic.twitter.com/9PNIFY8L7o
Selon la délibération adoptée par l’assemblée, la ville de Paris va donc dès maintenant faire connaître aux promoteurs immobiliers que cette pratique n’est plus acceptée dans la capitale. Une décision qui permettra donc d’éviter la prolifération de ce modèle. Pour l’heure, cette décision ne contraint pas les promoteurs, mais selon Ian Brossat, dans l’état actuel de l’immobilier, elle devrait être entendue et intégrée.
Un modèle jugé «hors de contrôle»
Cette initiative de la capitale sera accompagnée de la création d’une équipe qui contrôlera et évaluera les coliving qui existent déjà dans la capitale. À Paris, cette pratique compte déjà 7 500 lits, et 6 800 projets en cours de mise en place, selon les chiffres de l’Institut Paris Région, relayés par Barbara Gomes, élue chargée de l’encadrement des loyers à la mairie. Pour elle, le problème de ces coliving tient au fait qu’ils prospèrent dans une «zone grise», qui est sur le fil entre logement résidentiel et surface commerciale.
«Il suffit de mettre trois rameurs de sport dans une salle commune pour appliquer un complément de loyer qui échappe à l'encadrement», explique-t-elle. Ce qui entraîne des situations grotesques où une chambre de 20 mètres carrés peut être louée jusqu’à 1 850 euros.



















