Inflation, crise énergétique, hausse des taux d’intérêt, construction en berne face à une demande en augmentation continue… L’état des lieux dressé par Loïc Cantin, le nouveau président de la Fnaim, à l’occasion du congrès annuel de la fédération qui se tenait mardi 6 décembre, résonne comme un cri d’alarme. Il pose en tout cas les jalons d’une année cruciale à venir en matière de politique de l’habitat, pour éviter la crise du logement que tout le monde redoute. Mais de toutes les craintes exprimées par le syndicat des professionnels de l’immobilier, l’une se fait particulièrement pressante : la mise en œuvre de la loi Climat et résilience de 2021 et de son calendrier d’interdiction de mise en location des passoires thermiques.

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Dès le 1er janvier 2023, en effet, les logements consommant plus de 450 kilowattheures d’énergie par mètre carré et par an seront exclus du marché locatif. Mesure qui s’étendra à tous les logements classés G en diagnostic de performance énergétique (DPE) à compter du 1er janvier 2025, puis aux logements F à partir du 1er janvier 2028. En tout, ce sont près de 1,6 million de logements privés, actuellement loués, qui devront donc être rénovés avant 2028 pour se maintenir dans le parc. Un calendrier impossible à tenir pour les bailleurs, selon la Fnaim. “Il va devenir inévitable de détendre un calendrier qui est tout simplement intenable, tant pour les propriétaires que pour les entreprises susceptibles de réaliser ces travaux, et pour nos équipes, gestionnaires de copropriété”, tranche le président tout juste élu.

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