Capital : En Ile de France, on estime que 4,5 millions de mètres carrés de bureaux sont désormais vides, soit 2 millions de plus qu’en 2019, avant la crise du Covid. La vacance est donc généralisée ?

Xavier O’Quin : Il faut principalement distinguer trois zones, à commencer par celle dite QCA, le quartier central des affaires parisien, où les loyers se tiennent bien, et où la vacance, quasi-nulle, n’est souvent due qu’à des périodes de rénovation des bâtiments. Ce secteur a même tendance à s’étendre à de nouveaux arrondissements de la capitale, comme le 9ème. Il y a par ailleurs des zones où les bureaux manquent de centralité, d’horizontalité, et d’espaces extérieurs. Et dont les immeubles ne sont plus adaptés, comme à Levallois-Perret, par exemple, une ville qui, avec de nombreuses surfaces de seulement 2 000 mètres carrés, affiche 15% de vacance. Une pression à la baisse des loyers s’y ressent. Enfin, il y a les quartiers aux immeubles désormais désignés comme «zombies», des paquebots pas du tout construits au bon endroit, comme on en trouve à Rueil 2000, ou à Aubervilliers. Lorsqu’ils sont situés à plus de 800 mètres des transports, les employeurs rechignent en effet à y envoyer leurs collaborateurs. Pour ces gros immeubles en cœur d’îlot, difficilement transformables, les bailleurs consentent pour l’heure de grosses remises de loyer.

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