
Face à la flambée durable des prix à la pompe, le gouvernement muscle son dispositif de soutien aux salariés contraints d’utiliser leur voiture pour aller travailler. Invité sur le plateau de Télématin sur France 2 ce vendredi 22 mai, le ministre des PME Serge Papin est revenu sur l’une des mesures phares annoncées la veille : le doublement de la prime carburant employeur, désormais portée de 300 à 600 euros. «On est dans une crise qui est en train de s’installer dans la durée», a expliqué le ministre.
«Par rapport à cette durée probable, il faut avoir capacité à endurer. Donc le gouvernement a pris des mesures de soutien aux activités et aux métiers», a-t-il ajouté. Cette prime, versée par les entreprises pour aider à couvrir les frais de trajets domicile-travail effectués avec un véhicule personnel, reste facultative. «Ce n’est pas une obligation, c’est une prime laissée à la liberté des chefs d’entreprise», a insisté Serge Papin. Selon lui, cette mesure était particulièrement attendue dans les territoires ruraux. «Ça m’a été demandé par des entreprises en zone rurale», a-t-il souligné.
Une enveloppe totale de 1,2 milliard d’euros
Le ministre a également insisté sur l’avantage concret du dispositif pour les salariés. «C’est 600 euros net, net, net», a martelé Serge Papin. Quant à son application par les employeurs, il estime que «les entreprises auront le discernement pour le donner, pour tout ou partie, aux collaborateurs qui ont de la route». Entre 2,9 et 3 millions de travailleurs pourraient être concernés directement par cette prime et les différentes aides liées aux déplacements domicile-travail.
Cette mesure s’inscrit dans un plan plus large destiné à amortir les conséquences de la flambée des prix du pétrole liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un nouveau paquet d’aides de 710 millions d’euros. Avec les 470 millions déjà dévoilés ces dernières semaines, l’enveloppe totale atteint désormais 1,2 milliard d’euros, a précisé le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel.



















