
Un paquet de 710 millions d’euros de nouvelles aides. Un mois après avoir annoncé de premières mesures de soutien aux plus touchés par la flambée des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, le Premier ministre a annoncé de nouvelles mesures, privilégiant les aides ciblées, réservées avant tout aux travailleurs. Parmi les mesures phares : le doublement de la prime carburant. Aujourd’hui fixée à 300 euros, elle est portée à 600 euros par an. Le gouvernement assure déjà avoir débloqué 1,2 milliard d’euros.
Le BTP, les pêcheurs, les agriculteurs continuent de bénéficier des premières mesures, auxquels viennent s’ajouter les aides-soignants et les aides à domicile. Mais une autre profession va bénéficier d’aides au carburant : les professeurs. C’est ce qu’a confirmé le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, ce vendredi 22 mai sur RMC. Attention, ce ne sera pas le cas pour tout le monde. Il s’agit de «tous ceux qui bénéficient des indemnités kilométriques», a souligné le ministre.
Une revalorisation de 20 centimes par litre
Qui est donc concerné précisément ? «Il s’agit des professeurs qui, pour aller d’un point à un autre de leur profession, sont obligés d’utiliser leur véhicule personnel», a détaillé Edouard Geffray, à savoir les professeurs remplaçants, ceux qui vont devoir se déplacer plus loin que d’habitude pour le baccalauréat ou encore tous les examinateurs. «Ça s’appliquera au 1er juin et jusqu’au 31 décembre», a mis en avant le ministre.
En revanche, il a confirmé qu’il n’y avait pas d’élargissement aux autres professeurs. «L’indemnité kilométrique est revalorisée à hauteur de 20 centimes par litre de carburant», a-t-il ajouté. Parmi les autres annonces faites par Sébastien Lecornu, il y a le doublement de l’aide aux gros rouleurs, qui passe donc de 50 à 100 euros. Cette prime, qui concerne les mois de juin, juillet et août, sera versée en une fois, a précisé le gouvernement. Au total, trois millions de Français sont concernés.
Une autre mesure était très attendue par les taxis et chauffeurs VTC cette fois. En première ligne face à la flambée de l’essence et du gazole, ils n’ont obtenu qu’une aide à l'achat d'une voiture électrique pour l’automne, un «bonus écologique» de 5 500 euros maximum. Pour les VTC, le ministre Philippe Tabarot a demandé «de manière assez insistante» aux «plateformes de VTC de faire un geste significatif pour une meilleure prise en compte de la hausse actuelle des prix du carburant dans le prix des courses».




















