
Après les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient autour du détroit d’Ormuz, c’est au tour de celles de la Russie d’être fortement affaiblies. Après une série de frappes ukrainiennes par drones, plusieurs grandes raffineries du centre de la Russie ont été obligées de ralentir ou d’arrêter complètement leur production, selon La Tribune. Pour Moscou, le choc industriel est rude, et met en péril l’approvisionnement intérieur en carburants. Les recettes budgétaires du gouvernement russe s’en trouvent aussi diminuées donc, et les tensions sur le marché pétrolier mondial déjà très présentes ne sont qu’aiguisées.
Parmi les sites visés, la raffinerie de Kirishi, dans la région de Saint-Pétersbourg, mais aussi celle de Moscou, et les complexes de Nijni Novgorod, Riazan ou Iaroslavl. La première avait la capacité de traiter environ 20 millions de tonnes par an. Mais depuis le 5 mai et les frappes ukrainiennes, elle est complètement à l’arrêt, selon plusieurs sources. L’un des complexes situés à Nijni Novgorod, la raffinerie NORSI, a été attaqué le 20 mai dernier. Mais pour l’heure, difficile de savoir si elle a maintenu ses activités.
Une pression grandissante sur l’économie russe
Du côté de Kiev, la logique de ces frappes par drones est assumée. Il s’agit pour l’Ukraine de perturber au maximum les capacités industrielles et logistiques russes pour réduire ses recettes. En effet, ce sont ces recettes qui financent aujourd’hui en grande partie l’effort militaire du Kremlin. Et pour Moscou, la situation est critique puisque les recettes issues du pétrole représentent un quart des revenus fédéraux russes. En conséquence, le gouvernement russe a donc décidé de prolonger l’interdiction d’exporter de l’essence jusqu’à fin juillet.
Mais ces nouvelles perturbations en Russie pourraient aussi avoir des effets à l’extérieur du pays. En effet, il reste aujourd’hui l’un des principaux producteurs de pétrole et d’hydrocarbures dans le monde, avec l’Arabie Saoudite et les États-Unis. Pour les importateurs, cela pourrait donc avoir des effets négatifs sur leurs importations.











