L'augmentation des prix des billets d’avion ne pourrait pas être évitable cet été, selon le patron de l’Association internationale du transport aérien, Willie Walsh. Interrogé par la BBC, ce dernier a expliqué qu’en raison de la flambée du prix du kérosène, conséquence directe du conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz, une hausse du prix des billets d’avion semblait désormais «inévitable», selon lui.

Pourtant, depuis plusieurs semaines, certaines compagnies tentent de redevenir attractives pour leurs clients en cassant leurs tarifs sur les vols européens. Mais d’après le patron de l’IATA, cette politique n’est pas viable sur le long terme. «Il est tout simplement impossible pour les compagnies aériennes d'absorber les coûts supplémentaires auxquels elles sont confrontées» affirme-t-il à la BBC. Par ailleurs, selon lui, l’inflation des prix des carburants se répercutera donc également sur les prix des billets à terme.

Une hausse des prix au-delà de l’été ?

Le kérosène est l’un des carburants les plus touchés par les hausses des prix, puisque son coût dépend étroitement du marché pétrolier. Mais avec le détroit d’Ormuz encore bloqué, par lequel transitent normalement au moins 30 % des hydrocarbures consommés en France, les tensions sur les prix sont perpétuellement alimentées.

Au Royaume-Uni, la situation inquiète particulièrement, puisque le pays est dépendant, comme la France, des hydrocarbures provenant du Golfe. L’évolution des prix y est donc identique : la flambée des prix des carburants relance donc les craintes de tensions cet été. Mais le gouvernement tente de rassurer la population, en affirmant que les compagnies aériennes «ne constatent actuellement aucune pénurie de kérosène». Mais pour Willie Walsh, le conflit au Moyen-Orient peut s’étaler encore davantage sur les prochains mois, voire sur les prochaines années. Et ce, même si le détroit d’Ormuz rouvrait.